Une vingtaine de jeunes postulants au crédit «ANGEM» étaient réunis, pendant deux jours, dans la salle de conférence de la bibliothèque communale d’Aïn El Hammam. Deux formateurs de l’Agence nationale de gestion du Micro Crédit (ANGEM) ont été dépêchés à Aïn El Hammam, Mardi et mercredi derniers, pour rencontrer des jeunes des deux sexes dont les dossiers de demande de crédit sont en cours de finalisation. Les «stagiaires», issus des sept communes de la région, (Akbil, Aïn El Hammam, Aït Yahia, Abi Youcef, Iferhounène, Imsouhal et Illilten), rencontrés au deuxième jour de la formation, semblent satisfaits du programme qui leur a été dispensé. «Nous avons rempli des formulaires de renseignements concernant notre activité et discuté avec le responsable sur des questions que nous ne maitrisons pas. Nous avons, par ailleurs, échangé des idées avec d’autres entrepreneurs de micro-entreprises, ce qui est déjà important pour nous», nous dit Bélaid, un dossier volumineux à la main. Interrogé par nos soins, son camarade vante le mérite de «telles occasions qui nous permettent de nous rencontrer et éventuellement, demander aux formateurs, des précisions sur des problèmes qui risquent de surgir plus tard». Les stagiaires semblent apprécier les cours concernant le marketing, la comptabilité et la gestion d’une petite entreprise. «Je n’avais aucune idée de la gestion d’une entreprise. Cette rencontre nous apporte un plus qui nous permettra d’aborder notre activité avec plus de confiance», dit une jeune fille. Un jeune homme nous avoue regretter que l’ANGEM n’accorde pas de crédits supérieurs à un million de dinars. Notons enfin que l’ANGEM ne dispose pas d’antenne dans la région d’Aïn El Hammam malgré le nombre important de jeunes qui se lancent dans des projets qu’elle accompagne. Les postulants au crédit sont, à chaque fois, obligés de parcourir, à plusieurs reprises, cinquante kilomètres pour se rendre à Tizi-Ouzou. Le souhait de ceux que nous avons rencontrés est que les responsables fassent un effort pour se rapprocher d’eux, en ouvrant un bureau au chef-lieu de daïra, qui profitera à la population des daïras d’Iferhounène et même de celle des Ouacifs, toutes proches.
A.O.T.
