La polyclinique implantée au chef-lieu de commune, en travaux depuis septembre 2013, vient d’être livrée en cette deuxième semaine du mois en cours. L’entreprise tenant le chantier a, pour ainsi dire, tenue promesse en menant les travaux à terme dans les délais, et ce, malgré plusieurs arrêts causés par des oppositions de riverains, des contraintes techniques et les fréquentes intempéries durant les saisons hivernales. Ce projet ayant fait des émules des années durant, a fini par être livré sachant que la totalité des gros œuvres a été achevée et les lots secondaires ont fait objet d’une réception provisoire. C’est un véritable chef-d’œuvre qui a pris forme et qui le serait sans aucun doute encore davantage après la dernière opération d’embellissement qui consiste en le revêtement de son esplanade et des allées intérieures en bitume. Sur ce même volet de bitumage qui est la dernière opération avant la réception définitive du projet, l’operateur dira qu’il a lancé une prospection pour confier les travaux à une entreprise spécialisée. L’ouvrage sera donc l’un des plus rares projets à être livrés dans les délais stipulés dans le cahier des charges, lesquels sont de 24 mois. Il sera donc le seul à échapper au traditionnel retard dans la réalisation que connaissent les infrastructures étatiques. Cette institution de santé est plus que névralgique dans ces régions du pays profond au relief accidenté et dont les conditions climatiques sont de plus rudes. L’infrastructure comprend un cabinet dentaire, une salle de soins, un pavillon des urgences et de garde, un service de radiologie mitoyen, un laboratoire, un autre service destiné à la protection maternelle et infantile (PMI), un service de maternité deux salles d’attente et une pharmacie. Les équipements de fonctionnement sont composés d’une chaufferie, un poste de coffret de commande de l’électricité une bâche à eau et un parking. Cela en parallèle à un autre lot de ce genre d’équipements de moindre importance. Il est à noter que l’infrastructure est réalisée en surélévation, soit en R+1, implantée en plein cœur de la ville de Saharidj sur l’assiette même de l’ancien centre de santé lequel a été démoli après un effroyable délabrement du fait d’être réalisé sur un remblai et terrain meuble en plus d’une subite remontée des eaux à partir des fondations où s’est formée une poche dans laquelle se sont accumulées les eaux pluviales. Après l’évacuation en catimini de cet édifice qui menaçait ruine en 2012, le personnel et les équipements ont été provisoirement recasés une première fois dans une aile de la bibliothèque communale, avant d’être évacués de nouveau, une année plus tard, vers le siège de la garde communale qui a été aménagé en centre de santé. Seulement, ce dernier ne répond à aucune des conditions requises pour ce genre d’activités, d’où l’impatience des citoyens de voir cette polyclinique, dont ils ont suivi l’avancement des travaux au pas à pas, ouvrir enfin ses portes. Reste à espérer que les équipements et matériels médicaux soient aussi prêts le jour de sa réception définitive pour entrer immédiatement en fonction. Signalons enfin que les logements de fonction sont aussi livrés, et que la mise en service de cette polyclinique dépend désormais de la volonté de la tutelle, à savoir le ministère de la santé et les autorités locales.
Oulaid Soualah
