La dernière ligne droite !

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La dernière ligne droite pour les bacheliers n’est pas de tout repos pour les potaches qui s’afférent, tant bien que mal, à peaufiner les dernières retouches avant l’ultime épreuve du baccalauréat. Le rendez-vous est prévu du 29 mai au 2 juin prochain, et les élèves de la terminale ont du pain sur la planche. Nous avons pris contact avec certains candidats qui nous ont avancé que les préparatifs vont bon train, pourvu que les examens soient abordables et que la préparation soit au rendez-vous. Nonobstant les perturbations cycliques dues à la grève des enseignants, les élèves de la terminale que nous avons rencontrés ont la ferme conviction que seule l’assiduité dans les études, de facto la multiplication des efforts consentis en dehors de l’établissement scolaire, peuvent s’avérer salvatrice, compte tenu d’une année presque sabbatique. Les bibliothèques communales ne désemplissent pas des élèves de classes d’examens, notamment ceux concourant aux examens du BEM et du BAC. Les parents des bacheliers ne sont pas en reste quant au soutien moral à leurs progénitures, et ce, dans l’espoir de mieux les préparer au jour J. «Les futurs bacheliers doivent se préparer dans le calme et la sérénité afin d’éviter que le trac ne les perturbe davantage. La préparation morale, physique et nutritionnelle est une condition sine qua non pour aborder les examens du baccalauréat en toute sérénité et d’une assurance inébranlable», recommande un enseignant du secondaire. «Les perturbations biologiques et physiques peuvent être source de divers troubles comme l’anxiété la fatigue, les vomissements,… Le manque de sommeil influe aussi négativement sur les facultés intellectuelles et physiques des candidats», nous signale un médecin de la polyclinique de Sidi-Aïch. Du côté des élèves de la terminale que nous avons interrogés, ces derniers préfèrent de loin se préparer à la maison en solo ou en groupes, consacrant leur temps à la résolution des problèmes et sujets proposés dans les différentes annales. Les élèves ayant bachoté sans relâche durant ces dernières quinzaines trouvent plus de mal à se retrouver dans un programme chargé et dense à la fois. «La préparation au baccalauréat doit se faire durant l’année complétée. C’est une grande tare de croire que l’épreuve du Bac se résume à une révision sommaire et superficielle, car la réussite découle d’un travail de longue haleine», dira Nassim, candidat au baccalauréat. Par ailleurs, les candidats au baccalauréat sont conscients du travail qui les attend, éludant ainsi les tentatives de tricherie, dont certains candidats, sans vergogne, usent de plans machiavéliques pour déjouer la vigilance des surveillants. Des esprits mal lunés n’hésitent aucunement à recourir à certains procédés peu orthodoxes pour franchir le handicap d’une révision tombée à l’eau. L’usage de portables, d’amulettes et autre technique de tricherie est devenu monnaie courante auprès de certains candidats, décidés vaille que vaille à user de tromperies pour arracher le fameux sésame. Et pourtant, la ministre de l’Éducation met en garde les tricheurs quant aux sévères sanctions qu’ils encourent une fois les faits avérés. Il est grand temps de mettre haro sur la triche qui prend des proportions inquiétantes à telle enseigne que tous les moyens sont jugés bons pour décrocher le baccalauréat. L’épreuve de toute une vie pour les bacheliers couronnera forcément les candidats ayant redoublé d’efforts pour arracher ce titre honorifique tant espéré.

Bachir Djaider

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