Le bureau de wilaya du Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN), dans une déclaration rendue publique, dont une copie nous a été remise, dénonce le traitement qui a été réservé à ses adhérents par les services de sécurité lors du sit-in régional de Bouira le 21 mai 2016. Pas moins de onze wilayas du Centre, (Bouira, Béjaïa, Tizi-Ouzou, Alger, M’Sila, Bordj Bou Arreridj, Djelfa, Médéa, Tipaza, Blida et Aïn Defla), ont pris part au sit-in régional pour revendiquer les droits des travailleurs de ce secteur mais, contre toute attente, ce sit-in est tourné au vinaigre : «Le bureau de wilaya dénonce énergiquement la répression musclée des forces de l’ordre, police judiciaire, sûreté de wilaya et des agents en civil acharnés sur les travailleurs de l’éducation». La déclaration rappelle : «Nos collègues des wilayas de l’Est, de l’Ouest et du Sud ont réussi leur sit-in mais à Bouira c’est autre chose : les services de l’ordre ne nous ont pas laissé nous exprimer et dire halte à la hogra et à la marginalisation. Ils nous ont empêché de revendiquer nos droits les plus élémentaires». Le président du BW, Hallou Mohamed Arezki, qui nous a contacté s’est dit scandalisé par le traitement réservé aux adhérents de ce syndicat dont les travailleurs sont venus revendiquer leurs droits, le plus normalement du monde et pacifiquement : «Nous sommes six, en l’occurrence le P/BW de Tizi-Ouzou, Mme Khalfa, Dda Belgacem (Béjaïa), Kacem Aït Bachir, Aït Abdellah et Tahar (Bureau national) à être conduits au commissariat central vers 10 h 26 mn pour être relâchés vers 18 h 15 mn. Durant tout ce temps, nous avons connu des interrogatoires. Les policiers ont pris nos photos et nos empruntes tout en confisquant notre mégaphone et les banderoles que nous n’avons pas encore récupérés». Le SNCCOPEN dénonce avec force cette répression qui s’est abattue sur ses adhérents et cadres du syndicat qui, au cours de ce sit-in, revendiquaient pacifiquement l’application des décisions et promesses faites par les responsables du secteur.
Arous Touil
