C’est la reprise à l’EATIT (ex-Cotitex) de Draâ Ben Khedda après plus de 40 jours de grève ! C’est la fin du conflit qui opposait les travailleurs et les responsables de cette unité régionale.
Les travailleurs ont mis fin à leur grève et la reprise a eu lieu, le mercredi 25 mai 2016, avec la satisfaction de la principale revendication, à savoir la dissolution de la section syndicale de l’unité. Ce qui fut fait ! Lundi 23 mai 2016, en AGE qui aura duré plus de neuf heures, les travailleurs sont passés au vote à bulletins secrets pour élire leur nouvelle section syndicale composée de neuf membres, lesquels ont dégagé leur nouveau SG en la personne de M. Boualem Amar, un ancien de la boîte (7 voix) contre son concurrent, Amirache Hakim, qui, contre toute attente, n’a récolté que 2 voix. Un bureau de cinq (5) membres fut dégagé. La validation de la nouvelle section a été faite le lendemain par l’union locale UGTA qui nous fait savoir de la tenue d’une réunion, dimanche, au niveau de l’unité avec l’union locale, la nouvelle section syndicale, le directeur de l’unité le directeur des ressources humaines (DRH) et un membre de la Fédération de l’UGTA. Cette réunion aura pour objectif de trouver les voies et moyens d’aplanir les problèmes qui prévalent au sein de l’unité et d’étudier les méthodes pour tenter de récupérer au moins une partie de la production perdue. Contacté par nos soins, le malheureux perdant mais aussi le plus en vue, étant donné ses déploiements et son acharnement lors de ses prises de paroles durant les sit-in organisés devant l’union locale de Draâ Ben Khedda et l’union de wilaya UGTA, nous confie, en bon perdant : «L’important est de sauver cette unité qui est notre gagne-pain. Je ne suis pas élu SG de la section et ce n’est pas la fin du monde. Nos camarades du conseil ont voté pour Boualem Amar. Je suis membre du conseil et nous travaillerons la main dans la main pour le bien de l’EATIT et des travailleurs». Répondant à la question s’il est frustré après tout ce qu’il avait fait durant ces journées de grève, notre interlocuteur répondit : «Non, je ne suis pas frustré. Les membres du conseil syndical ont opté pour Boualem, cela ne veut pas dire que je ne vais pas être à ses côtés ! Nous travaillerons la main dans la main».
Arous Touil

