Bouhamza Animation et détente au barrage Tichy Haf – pêche et planche à voile, à chacun son dada

Le barrage de Tichy haf, situé dans la commune de Bouhamza, commence à prendre de l’ampleur par le nombre d’activités qu’il permet de mener à certaines franges de la population.

Conçu pour alimenter en eau potable la ville de Béjaïa et les communes situées dans la vallée de la Soummam et pour irriguer aussi les cultures, il est également utilisé par les pécheurs et les adeptes de la planche à voile. Ces activités sont menées par des membres d’associations lesquelles ont organisé des concours pour récompenser les lauréats et dénicher aussi des talents dans les domaines. Les remises des prix ont été organisées sur place en invitant le wali de Béjaïa qui a rehaussé de sa présence la cérémonie. Le pêcheur qui a arraché le prix discerné a péché un poisson qui pesait 1,5 kg. Par ailleurs, une information recueillie auprès des services des forêts, fait état du lâchage de 400 canards pour peupler ce petit océan d’eau. Mais seulement, les canards n’ont pas voulu rester dans l’eau préférant vivre à l’air libre, ce qui a attiré des prédateurs comme les chacals, qui trouvent un malin plaisir de les chasser et de les manger, puisqu’ils sont faciles à attraper du fait qu’ils ne volent pas. Mais il est à signaler que même les particuliers les attrapent, ce que nous expliquera notre source : «Les 400 canards qui ont été lâchés dans le barrage de Tichy haf sont élevés par un organisme basé à Tipaza. Mais en remarquant que ces oiseaux préfèrent vivre à l’air libre- car même en les remettant à l’eau, ils sortent-, on a saisi cet organisme qui nous a informé que ils (ces canards) sont élevés à l’air libre alors qu’ils devaient apprendre à vivre dans l’eau. Cette carence sera, d’ailleurs, levée au niveau de cet organisme, nous dit-on. Certains particuliers qui les ont attrapés, sont prêts à nous les rendre au besoin». Par ailleurs, il fut un temps où l’on parlait d’un projet touristique pour la mise en valeur de ce barrage, comprenant diverses infrastructures touristiques, telles que les restaurants, les cafés et les baraques pour ventes de produits artisanaux. Des barques sont au menu de ce projet pour des randonnées payantes sur l’eau. Ces investissements vont attirer plus de visiteurs, dont la plupart des familles, qui s’y rendent pour le moment, optent pour des piqueniques sous des arbres à proximité de l’eau. Du côté du village Tansaout, un endroit plat est utilisé par les baigneurs comme plage. Vu les risques que les baigneurs encourent, l’endroit doit d’être sécurisé ou interdit à la baignade. Le tourisme de montagne mérite aussi d’être mis en valeur à l’image de ce barrage de Tichy Haf où plusieurs activités se mènent avec des moyens dérisoires.

L. Beddar