S’il y a un problème que les citoyens et les autorités appréhendent pour les mois à venir dans presque la totalité des villages de Tirmitine, c’est bien l’alimentation en eau potable.
Cela d’autant plus que nous sommes à l’orée des périodes de grandes chaleurs et du mois sacré. En effet, selon le P/APC, M. Senaoui, que nous avons consulté à ce sujet, les ¾ de la population de la commune souffrent actuellement de la pénurie de ce précieux liquide et risquent, selon lui, de subir encore plus les affres du manque au fur et à mesure que nous avançons dans l’été. «Hormis, les versants d’Aït Arif et Zerrouda qui sont relativement assez bien alimentés d’Oued Bouguedoura, le chef-lieu et le reste des villages qui représentent le gros de la population sont terriblement en manque», précise cet édile. Les raisons, selon toujours notre interlocuteur, sont à chercher dans le manque à la source, c’est-à-dire dans l’insuffisance dans le pompage. Il nous explique que les deux stations qui alimentent la commune, à savoir les stations d’Avarane et Tassadort, sont de loin incapables de répondre aux besoins, «surtout depuis la réduction des capacités de la station d’Avarane de 30%, suite à la baisse du niveau des eaux du barrage de Taksebt d’où elle est alimentée», explique-t-il. La station de Tassadort, qui desserve en plus une partie de Tizi-Ouzou et Maâtkas, n’est pas non plus d’un grand apport, vu le grand nombre d’adductions qui lui sont dépendantes. La solution serait donc, selon ce P/APC, la remise en fonction de tous les forages alimentant la localité et ses villages à partir d’Oued Bouguedoura, qu’on aurait suspendu pour vétusté des réseaux, ainsi que ceux de Bouaid. «La cause de ce manque réside dans le volume imparti à la commune, car le réseau interne ne souffre pas de déperdition, étant donné la réfection graduelle en PHD. Il faut un minimum de 18h/24 de pompage pour couvrir tous les foyers», plaide M. Senaoui.
70% des foyers raccordés au réseau de gaz de ville
Le projet du gaz naturel, dans la commune de Tirmitine, n’est pas resté au stade des promesses ou de balbutiements, car l’on projette d’en venir à bout d’ici au maximum la fin de l’année en cours, avons-nous appris auprès des élus locaux. Entamé en 2007 et après étude et réalisation du réseau de distribution interne, à partir de la conduite de transport venue de Oued Falli via le centre de détente à l’entrée de la commune, le projet est déjà concrétisé par la première mise en service, juste trois années après. Du chef-lieu, l’extension a pu toucher 13 villages où la couverture est à 100%, à l’instar de celui d’Aït Arif Oufella, alors que ceux d’Aït Arif Bouadda et d’Idouhal le seront, eux aussi, pour bientôt. Depuis la première mise en service, nous en sommes à la troisième, puisque deux autres ont eu lieu le 05 novembre 2014 et le 14 décembre 2015 et ont concerné respectivement 5 et 6 villages. On estime la couverture actuelle à 70% des foyers raccordés en deux tranches du projet. «Même dans les villages les plus reculés d’Ivehllal et Zerrouda les travaux sont quasiment achevés et la mise en service ne saurait tarder. Nous allons atteindre la couverture totale dans quelques mois seulement», rassurent les élus de cette commune.
Saida C.

