ummto Une délégation de l’APW à Bastos – C’est la reprise aux trois cités bloquées

Après une réunion marathon, de six heures, qui s’est déroulée en fin de semaine dernière et qui a regroupé une délégation de l’APW, le directeur des œuvres sociales DOU, les directrices des trois résidences, dans un premier temps avant de s’élargir aux syndicats et au comité des étudiantes, la coordination des étudiantes des cités Hasnaoua (Bastos) ont accepté de libérer les cités et de rendre les clés aux responsables administratifs après cinq jours d’occupation des cités durant lesquels les jeunes étudiantes ont assuré elles-mêmes tout le travail des agents de sécurité et des administrateurs. Les étudiantes par leur mouvement de protestation voulaient dénoncer le climat d’insécurité qui sévit à l’intérieur des cités et des résidences. Elles voulaient aussi réclamer un cadre de vie meilleur et l’abatage des chiens errants qui sèment la panique dans l’enceinte universitaire. Rappelons qu’auparavant un comité des étudiantes avait été reçu par la commission de l’éducation de l’APW, pendant trois heures. Les jeunes étudiantes ont ainsi saisi les élus de l’APW pour qu’ils interviennent en vue d’améliorer la sécurité et le cadre de vie en général dans leurs cités. Une délégation importante, composée du président de la commission éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, de deux vice-présidents et de deux autres présidents de commissions, a été dépêchée sur les lieux. Les élus se sont, dans un premier temps, réunis avec le staff administratif et le DOU. Puis, en second lieu, la réunion a été élargie aux syndicats et au comité des étudiantes. Après un débat houleux, un terrain d’entente a été enfin trouvé. Il consiste en la signature d’une charte pour le respect mutuel et l’amélioration des conditions sécuritaires et du cadre de vie dans les cités et les résidences. Du coup, l’occupation de l’université a été levée et les clés remises au responsables concernés. Pour rappel, la genèse de ce bras de fer remonte à plus de 3 mois, lorsqu’un agent de sécurité a tabassé une jeune étudiante. Des plaintes ont été déposées par les deux concernés et après l’initiation d’une médiation les plaintes ont été retirées. Mais la commission paritaire lors de son conseil a pris la décision de sanctionner l’agent agresseur par un simple avertissement, chose qui a poussé les étudiantes à contester cette décision et exiger sine die la mutation pure et simple de l’agresseur vers une autre structure loin de Bastos. Il est également à signaler que l’APW de Tizi-Ouzou a consacré il y a trois semaines, une session extraordinaire à l’université Mouloud Mammeri. L’insécurité et tous les maux et autres manquements qui la gangrènent ont été abordés, mais il semble que la situation n’a pas évolué.

Hocine T