Le P-DG du groupe Sonelgaz, M. Noureddine Bouterfa, n’écarte pas une nouvelle augmentation des tarifs d’électricité en vue d’assurer l’équilibre financier de son groupe. «La Sonelgaz sera à nouveau contrainte d’augmenter les tarifs d’électricité dans le but d’équilibrer son budget et poursuivre, en même temps, ses programmes d’équipement», a affirmé M. Noureddine Bouterfa lors de son passage, hier matin, sur les ondes de la chaine III de la radio nationale.
Pour illustrer ses dires, le P-DG de la Sonelgaz a expliqué dans ce sens que les augmentations des tarifs d’électricité et du gaz, décidées en 2016, ont permis de récupérer 20% seulement sur les 70% du déséquilibre financier dont souffre son entreprise qu’il évalue à environ 100 milliards de dinars. Pour lui, l’augmentation des tarifs d’électricité est une mesure impérative pour la concrétisation du programme d’investissement.
La Sonelgaz va recourir au financement extérieur
«Pour boucler les programmes déjà engagés et en entreprendre de nouveaux, destinés à répondre à une demande énergétique sans cesse croissante, la Sonelgaz n’a d’autres choix que celui de recourir à des financements extérieurs», a encore expliqué l’invité de la radio nationale. À une question sur le recours au financement interne, M. Bouterfa a répondu que «capter des financements nationaux pour mener à bien la construction des nouvelles infrastructures énergétiques programmées, nécessitant quelque 45 milliards de dollars (1. 300 milliards de dinars), d’ici 2020, est un défi qu’il sera difficile de relever». Afin de continuer à faire face à la demande en énergie, notamment celle résultant de l’expansion du secteur industriel, l’intervenant de la radio algérienne a souligné que depuis 2011, les capacités de production de l’entreprise ont augmenté de 55%, nécessitant un investissement total de 23 milliards de dollars. Evoquant, par ailleurs, l’apport des systèmes d’énergies renouvelables, le P-DG de la Sonelgaz signale que «343 mégawatt ont été engagés par son entreprise en photovoltaïque dont 320 MW seront mis en service cet été». Sur ce dernier registre, M. Noureddine Bouterfa a indiqué que la réalisation de ce programme n’a finalement pu être menée à bien qu’en faisant appel à des importations d’équipements, considérant, sur la lancée, que l’avenir des énergies renouvelables dans le pays ne sera rendu possible que par la création d’une industrie nationale dans ce domaine.
L. O. Challal
