Amalou – Le maire en réclame un autre quota – «Depuis 2013, la commune n’a eu que 60 aides à l’habitat rural»

La demande sur le logement rural est de plus en plus importante dans la commune d’Amalou.

Les responsables de l’APC expliquent qu’il y a une forte inadéquation entre des quotas, au ras de pâquerettes, et une demande qui évolue crescendo. «Depuis l’année 2013, nous avons bénéficié en tout et pour tout, de 60 aides à l’auto-construction, lesquelles ont été distribuées en 2016», nous confie le maire d’Amalou, qualifiant ce quota de «dérisoire». En tout état de cause : «Nous sollicitons l’affectation de quotas plus consistants, pour absorber ne serait-ce qu’une partie de la demande qui ne cesse de progresser», lance-t-il. Et d’enchainer : «nous sommes régulièrement assaillis par les réclamations des citoyens, qui s’interrogent et s’inquiètent de l’absence de nouveaux programmes. Hélas, nous ne pouvons donner aucune suite à leurs requêtes, mais seulement les transmettre à qui de droit». Conséquence logique de l’indisponibilité de l’offre en logements, la demande se fait explosive. «Nous avons recensé pas moins de 380 demandes, et les souscriptions ne cessent d’affluer», nous fait savoir l’édile communal. Quelques prétendants au Fonal d’Amalou, que nous avons interrogés sur le sujet, nous ont fait part de leur sentiment d’incompréhension et de dépit. «On ne peut pas comprendre que le programme Fonal carbure à plein régime un peu partout, pendant qu’on lui donne un coup d’arrêt à Amalou, laissant des centaines de demandeurs dans le désarroi», fulmine un prétendant au Fonal du village Ighil Iguenni, lequel a fait sa demande depuis plus de trois années». «Nous n’avons ni le logement LPL ni le logement LSP ni le LPP et que sais-je encore! Seul le Fonal a droit de cité et, à l’évidence, on est en train de le remettre en cause. Si cela venait à se confirmer, les campagnards que nous sommes n’auraient d’autre choix que d’abandonner leur clocher, pour aller s’installer en ville», s’inquiète un autre souscripteur au Fonal du village Ighil N’tala.

N. Maouche