Les Ath Ouaguenoun renoue avec la vie nocturne. Même si le décor reste le même, une joie de vivre certaine se lit sur les visages, en ce début de Ramadhan. «J’aime bien l’ambiance des nuits ramadhanesques. Dès que j’avale ma dernière cuillère de chorba, je me précipite au café. Et là je retrouve mes amis pour une partie de belote avant de passer au loto», nous confie un jeune de Tikobain, chef-lieu de la commune d’Ouaguenoun. En effet, dès la rupture du jeûne, les villageois prennent d’assaut les cafés et autres lieux de fortune aménagés pour la circonstance, afin d’y passer un moment agréable entre amis et de s’adonner aux différents jeux de société comme le domino, les jeux d’échec, la belote et bien sûr leur jeu préféré le loto. Pendant ce temps, d’autres se dirigent vers la mosquée, pour les prières de Tarawih, un rite spécifique au mois de Ramadhan, effectué en groupes sous la direction de l’imam. Pour certains jeunes et moins jeunes, les soirées du Ramadhan au village sont trop ennuyeuses, si bien qu’ils prennent la direction des villes environnantes. «Ici, on n’a que deux choix : soit la mosquée soit le café. Moi, j’ai envie de me distraire autrement. Et comme notre localité est dépourvue de toute activité culturelle ou sportive, nous allons dans les autres villes, à savoir Tizi-Ouzou ou Azazga», nous dira Kamel de la localité de Tiplakin. Effectivement, aucune activité culturelle ou sportive n’a été initiée dans cette localité. Et ce ne sont assurément pas les infrastructures qui font défaut. Chaque commune dispose de salles de jeunes et de sport qui peuvent bien mises à la disposition des associations culturelles et sportives activant dans ces municipalités. «Les associations, dans leur majorité sont en hibernation depuis plusieurs années déjà», ironise Djamel d’Aït Aissa Mimoun.
H Moula.

