l Au moment où l’enseignement de tamazight tend à se généraliser en Kabylie, et son expansion vers le cycle primaire, à partir de la quatrième année. Ce n’est un secret pour personne que la daïra de Boghni se voit considérée comme le parent pauvre en la matière. Pour ne pas parler du primaire où cet enseignement est loin d’être une réalité, aux CEM au nombre de huit, répartis sur les quatre communes de la daïra, l’enseignement de la langue de Mouloud Mammeri et de Mohia, est très faible, plutôt proche du nul, Jugez-en ! Dans la commune de Boghni, seuls les CEM Hamida (ex-CEM Filles) et le CEM Zamoum (Altna Besri) en dispensent. Le CEM nouveau (base 7) et celui de Aït Kouffi n’ont pas encore droit à cet enseignement. A Assi Youcef, les deux CEM n’ont, jusque-là, aucun enseignant sur la carte scolaire. Le CEM de Bounouh, également, est dépourvu de l’enseignement de cette langue maternelle, sujette à des sacrifices sans fin. Hormis les deux collèges de la commune de Boghni, le CEM de Mechtras a bénéficié de l’enseignement de tamazight ces dernières années. Pourtant, des promesses n’ont jamais cessé d’être faites et médiatisées pour l’ouverture de centaines de postes auxquels ils sont affectés chaque année, et l’amélioration de la situation des enseignants qui crient encore leur marasme. A voir ces chiffres utopiques, il y a lieu de s’interroger sur la destination de ces affectations alors que des régions, comme la daïra de Boghni – au sud de la wilaya, diraient certains – qui se contentent pour l’heure d’observer les autres. En d’autres termes, cette politique de deux poids, deux mesures est à dénoncer haut et fort, de surcroît dans le domaine de l’éducation ; comme si cette région avait échappé aux sacrifices et au feu !
S. A.
