C’est un véritable phénomène qui a pris des proportions alarmantes ces dernières années. Il s’agit effectivement des débris et autres gravats résultant des travaux de construction ou de réaménagement d’habitations qui sont déposés, systématiquement, sur les accotements des routes et des chemins, qui parcourent la commune de Chorfa, pour ne citer que celle-ci. Les auteurs de ces manquements graves ne prennent jamais conscience de leurs actes, condamnables au demeurant, en feignant d’ignorer qu’ils peuvent nuire énormément à la circulation automobile et à l’environnement. En effet, combien de monticules de déblais, qui sont déposés anarchiquement sur les abords des routes, envahissent les accotements en débordant, la plupart du temps, sur la chaussée en la rétrécissant dangereusement ? Pire encore, ces débris peuvent causer des accidents et provoquer même mort d’hommes. Mais cela reste le cadet des soucis de ces contrevenants. Cette pratique se fait malheureusement dans une impunité totale, au vu et au su de tout le monde. Néanmoins, nous apprenons de source sure que l’APC de Chorfa compte « lutter » contre cette pratique préjudiciable aux piétons, aux automobilistes et à l’environnement. À cet effet, la localité de Choukrane, située dans la même municipalité laquelle est touchée, elle aussi, par ce phénomène du jet des débris sur les accotements de la route qui y mène, va bénéficier sous peu d’une opération de rechargement de gravats sur les abords du chemin qui la dessert. Une enveloppe de l’ordre de 620 000 DA a été allouée pour ce projet, lequel est d’ores et déjà attribué à une entreprise. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que ce ne sont, malheureusement, pas seulement les accotements des routes qui sont envahis par les amoncellements de débris des travaux de construction, mais il y a aussi les berges et les lits des cours d’eau qui traversent cette commune de Chorfa, à l’exemple des oueds, respectivement, du Sahel et de Tiksiridène, lesquels en sont jalonnés.
Y. S.
