Au deuxième jour de grève des communaux, le mot d’ordre reste plus que jamais de rigueur. En effet, au deuxième jour de ce débrayage, le mouvement de protestation s’est élargi, gagnant d’autres communes. «Nous entamons aujourd’hui notre deuxième journée de grève consécutive, mais le ministère de tutelle n’a pas daigner appeler notre syndicat au dialogue pour une sortie de crise», a déploré le président de la fédération nationale du secteur des communes. Cependant, les travailleurs des communes affiliés au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) sont décidés et déterminés à maintenir la pression jusqu’à ce qu’il y ait une réponse favorable à leur requête. Aussi, des rassemblements de protestation ont été également prévus devant les sièges de wilaya, pour porter haut et fort leurs doléances restées en suspens à ce jour. Las d’attendre une oreille attentive à leurs préoccupations, les travailleurs communaux promettent de radicaliser leur mouvement de protestation. «Les communaux menacent de radicaliser leur mouvement de protestation juste après le mois de Ramadhan, au cas où le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales ne daigne pas répondre favorablement à leur plate-forme de revendications», a lancé le président de la fédération en question. Le représentant des travailleurs des communes dénoncent avec force «le tâtonnement du ministère de tutelle dans la prise en charge de leurs doléances». Le président de ladite fédération déplore la situation dans laquelle se débattent quotidiennement les travailleurs communaux, caractérisée par «la dégradation du pouvoir d’achat et la précarité de l’emploi». Ces protestataires luttent depuis des années pour exiger « l’application réelle de l’abrogation de l’article 87 bis du code du travail avec effet rétroactif depuis janvier 2008, l’attribution des indemnités et des primes dont celle du guichet pour les agents de l’état civil, l’intégration définitive des contractuels notamment ceux qui activent dans le cadre des dispositifs du pré-emploi et du filet social et le respect de l’exercice de l’activité syndicale dont le droit à la grève ».
L. O. Challal
