Les travaux de réalisation du tronçon de la pénétrante qui relie l’autoroute Est-Ouest au port de Béjaïa vont bon train dans la localité d’Ath Mansour. La cadence des travaux a été augmentée, dernièrement, pour permettre la livraison, le 20 août prochain, de la première tranche de la pénétrante qui va d’El Adjiba à Akbou, et ce, à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la tenue du congrès de la Soummam à Ifri-Ouzellaguen. Certes, la partie qui passe par les territoires de la commune d’Ath Mansour a quelque peu chamboulé les choses. Dès l’entame des premiers travaux de la pénétrante, l’on se rappelle de cette levée de boucliers de la part des habitants de cette commune, lesquels ont exigé haut et fort le maintien de certaines pistes agricoles, alors que celles-ci allaient être obstruées par le passage du tronçon de la pénétrante qui passe par Ath Mansour. Il s’agissait surtout de cette piste qui dessert le lieu-dit Tihemamine via le CW12, lequel est en fait de vastes oliveraies appartenant à plusieurs propriétaires de la commune. Ces derniers ainsi que d’autres habitants de la commune ont exigé à ce que cette piste, qui date de plusieurs siècles (probablement de l’époque Ottomane) ne soit pas obstruée par le passage de la pénétrante. Après moult palabres avec les entreprises réalisatrices, un terrain d’entente a été trouvé lequel consistait en l’aménagement d’un accès souterrain, autrement dit une trémie, pour permettre aux nombreux usagers de cette piste de rejoindre l’autre rive et déboucher sur le CW12, qui relie les wilayas de Béjaïa et Bouira, et la localité de Tihemamine, où sont plantés des milliers d’oliviers à perte de vue sur des centaines d’hectares. Chose dite, chose faite. Actuellement, les travaux de réalisation d’une trémie vont bon train, comme nous l’avons constaté in situ près de Tihemamine. Par ailleurs, il y a lieu de déplorer le fait que cette piste, importante au demeurant, n’a jamais été bitumée, et ce, malgré les promesses des différents exécutifs qui se sont succédés à la tête de l’APC.
Y. Samir
