JSK Le club s’est attaché les services de 8 joueurs – Quel apport des nouvelles recrues ?

L’effectif qui composera l’équipe de la JSK version 2016/2017 est presque ficelé.

En effet, la direction du club kabyle qui s’est offert les services de huit joueurs (Asselah, Redouani, Sebie, Salah, Herbache, Djerrar, Yetou, Benkablia) venus en majorité des clubs rétrogradés la saison dernière, n’attendrait, en fait, que la venue d’un attaquant pour boucler le dossier recrutement. Un marché estival qui est apprécié différemment par les observateurs, dont nombreux pensent qu’en dépit du talent avéré des jeunes recrues, le renforcement opéré est loin de cadrer avec les objectifs d’un club à la recherche de son lustre d’antan. Un club dont la vocation est celle de jouer pour des titres. Un challenge qui exige des joueurs de renoms capables de tirer le club vers le haut et de mettre fin à une disette qui n’a que trop duré sachant que le dernier sacre des Canaris remonte à 2011 : une coupe d’Algérie remportée face à l’USM El Harrach. En championnat, le dernier titre de champion a été décroché en 2008, alors que sur le plan continental, les Jaune et Vert ont vu leur compteur bloqué depuis 2003. C’est dire la longue traversée du désert d’un club aussi prestigieux que la JSK, qui emportait jadis tout sur son chemin, avant de devenir un club quelconque au point de ne faire plus peur à personne. Une situation douloureuse due en grande partie à l’instabilité des effectifs du club qui changent chaque année pour des raisons, généralement, d’ordre financier. Cela fait un bail que la JSK est devenue un centre de transit pour de nombreux joueurs qui font de brefs passages avant d’aller faire le bonheur des autres équipes. En effet, à l’exception de un ou deux joueurs dont le capitaine Rial, il est rare de voir un joueur cadre aller au-delà de son court contrat, généralement de deux années. Ne pouvant faire face aux exigences financières, la direction kabyle a assez souvent évité de se mettre à table pour négocier une éventuelle prolongation de bail, faisant semblant de ne pas savoir que le temps où la grandeur d’un club constituait une priorité pour les joueurs est désormais révolu et que de nos jours, seule la couleur de l’argent importe. Désormais, les meilleurs joueurs optent pour les clubs les plus offrants, comme ce fut le cas cette saison où la direction du club kabyle s’est vue couper l’herbe sous les pieds en se faisant chiper tous les joueurs de renoms ciblés.

Difficile de miser sur un retour en forcede l’ogre du foot national

Engagés sur trois fronts cette saison, la bande à Kamel Mouassa, même s’il est trop tôt pour se prononcer là-dessus, aura sans doute du mal à faire face à la compétition tant sur le plan national que continental. Le club le plus titré du pays pourrait être trahi par le manque d’expérience d’une grande partie de ses joueurs auxquels il faut du temps pour s’imposer. Dans l’immédiat, bien que les joueurs, aussi bien les anciens que les nouvelles recrues, se veulent optimistes pour réaliser une grande saison, il est extrêmement difficile de miser sur un retour en force de l’ogre du football national qui peine à sortir la tête de l’eau, notamment ces cinq dernières années où l’irréparable a été évité pendant trois saisons de justesse. Ceux qui comparent l’équipe actuelle à celle de 1998, dont le président Hannachi, n’ont pas vraiment tort. Cependant, ils ne doivent pas oublier aussi qu’en 1998, tous les joueurs recrutés, du moins la majorité écrasante, ont joué plus de quatre ans, voire plus, ensemble. La question qui se pose justement est de savoir si la direction kabyle aura les moyens de retenir toute cette pléiade de talents à l’issue de l’expiration de leurs contrats qui ne s’étalent que sur deux ans. Un défi difficile à tenir, sachant que la cote de ces joueurs montera en flèche et que c’est le club le plus offrant qui aura à récolter au final les dividendes. Au vu de ce qui s’est produit lors des saisons écoulées, il est fort à parier que l’équipé actuelle se verra remanier à plus de 60% la saison prochaine.

S. K.