L’unité de soins dans un état de délabrement avancé

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L’unité de soins du village Ath Hamad est l’une des plus anciennes structures de santé dans la municipalité de Saharidj. Elle est située en haute montagne, réalisée dans les années 1980 et mise en service en novembre 1995. La structure n’a, depuis, bénéficié d’aucune opération de restauration ou d’entretien et se dégrade à vue d’œil. Les dégradations touchent la clôture de protection, qui est affaissée par endroits, offrant des brèches par lesquelles s’introduisent toutes sortes d’animaux sauvage, tels que les sangliers, les chacals, des chats et chiens errants, attirés par un dépotoir situé devant l’entrée principale de cette structure de santé. Ce dépotoir représente un réel danger et pour les malades et pour le personnel qui y exerce, cela ajouté aux hautes herbes sauvages épineuses qui ont envahi la cour et qui constituent un refuge idéal pour toutes sortes de reptiles, insectes et rongeurs qui y pullulent. La contrainte majeure suivante est la rupture de la distribution de l’eau potable, et ce, du fait d’abord de l’usure du réseau de raccordement aggravée par les branchements illicites sur le même réseau par des particuliers qui utilisent des suppresseurs et ne laissent passer aucune goutte vers cette unité de soins ; d’où l’incontournable recours du chef de service à l’achat de l’eau par citernes tractées qu’il paye de sa poche, nous apprend-il. Et d’jouter que «toutes les autorités, APC et daïra, ont été saisies par plusieurs requêtes, malheureusement restées sans suite à ce jour». L’infrastructure, qui n’a jamais bénéficié d’une opération de ravalement des façades, affiche une usure et une saleté indignes d’une structure publique de santé. Des dégradations aggravées par une étanchéité fissurée, d’où s’infiltrent des eaux pluviales qui fragilisent progressivement la base de l’édifice, qui commence à afficher des signes de délabrements inquiétants. Les dégradations s’accélèrent en raison des agressions climatiques particulièrement violentes, sachant que ce village de haute montagne qui abrite 3000 âmes, culmine à quelque 1000m d’altitude en bordure de la RN30 sur les flancs Sud-ouest de Yemma Khelidja. Il est directement exposé aux vents dominants de l’Ouest qui soufflent en permanence durant toute la saison humide qui s’étale sur cinq mois par année. À cela s’ajoute les violents orages et importantes chutes de neige durant l’hiver ; d’où la sonnette d’alarme tirée par ce responsable à travers une longue requête adressée à la directrice de l’EPSP d’Ahnif dont dépend administrativement cette unité de soin. Reste à souhaiter que la tutelle réagisse avant que cette infrastructure ne subisse le même sort que l’ex-centre de santé du chef-lieu de commune qu’on a du démolir après qu’il menaçait ruine suite à de graves dégradations de ce genre provoquées par les mêmes facteurs climatiques ainsi que le manque d’entretien. Il convient de souligner, cependant, que ce centre de santé a été remplacé au même endroit par une polyclinique qui vient d’être livrée le mois dernier et qui attend sa mise en service.

Oulaid Soualah

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