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L’irrégularité de l'AEP pénalise les citoyens

Depuis que la saison chaude a commencé les pénuries d’eau ne cessent de s’aggraver et de se multiplier à travers les communes de la daïra de M’Chedallah, et ce, au grand dam des citoyens. Devant cette situation, ces derniers n’ont d’autres choix que de recourir à l’achat de l’eau ou de se rabattre sur les sources éloignées en haute montagne, lesquelles subissent un rush spectaculaire depuis le début de cette saison. En effet, dès la deuxième semaine du mois de juin, les robinets ont commencé à sécher et l’eau se faire rare, ce qui irrite sérieusement les citoyens. Il ne se passe pas un jour sans que ces derniers ne signalent une rupture dans la distribution de l’eau potable durant des jours ou un rationnement drastique quant elle (l’eau) arrive dans les robinets et de qualité douteuse de surcroît. La première raison de ces pénuries est due à une baisse du débit des points de captages qui durerait jusqu’à la fin de la saison estivale, soit jusqu’à la fin du mois de septembre. Mais cela à condition que les traditionnelles pluies d’automne renflouent les nappes phréatiques. La deuxième raison est la vétusté des réseaux tant de transport que de distribution, qui sont transformés par l’usure en véritables passoires, d’où d’énormes pertes d’eau, qui durent souvent non pas des jours mais des semaines ou des mois. C’est le cas notamment de celui du transport de captage El Ainser Averkan (source noire) d’Ath Illiten, dans la commune de Saharidj, qui fournit 90 % d’eau potable à l’ensemble des communes de la daïra de M’Chedallah. La dernière raison est la mauvaise gestion et le manque flagrant tant du suivi que de la coordination entre les trois principaux organismes directement concerné qui sont les APC, L’algérienne des eaux (ADE) et l’hydraulique. Chacun de ces services pointe du doigt l’autre pour se disculper et pour s’en laver les mains au détriment d’une population qui a terriblement soif en ces journées caniculaires, dont les températures oscillent entre 40 et 45 ° à l’ombre. Par ailleurs, il est impératif et urgent que la gestion de l’eau potable soit revue de fond en comble ne serait-ce que pour réduire l’inqualifiable gaspillage et éviter les tenaces perturbations dues à la défaillance humaine.

O. S.

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