La révolte des enseignants contractuels

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Les enseignants contractuels ne décolèrent pas. Ils ont organisé, hier, plusieurs rassemblements de protestation au niveau des directions de l’éducation du pays.

Le conflit opposant le département de Benghabrit aux enseignants contractuels n’arrive pas à trouver son dénouement. Après une bonne période d’accalmie, ils reviennent à la charge pour contester les résultats du concours de recrutement de 28.000 enseignants. Ils ont organisé dans la matinée d’hier plusieurs sit-in au niveau des directions de l’éducation du pays, pour dénoncer «la fraude» qui a caractérisé l’examen dudit concours. Les protestataires justifient cette action par «les dépassements» et «les irrégularités» constatées, lors du déroulement de cet examen, et la correction des copies des candidats. «Ce concours n’a pas eu lieu dans la transparence, car il y a des gens qui ont accédé à la codification pour gonfler les notes de leurs proches», a déploré hier, Idir Achour, le porte-parole du conseil de lycées d’Algérie (CLA). Ce dernier a tenu à dénoncer, également, le fait d’afficher les noms des candidats dans la listes des admis, alors qu’ «ils n’ont pas passé les épreuves orales», a-t-il martelé. Le même responsable a fait état d’un rassemblement national qui aura lieu, après-demain, devant l’annexe du ministère de l’Éducation à Alger. Par ailleurs, la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a affirmé avant-hier samedi depuis Laghouat, que le concours de recrutement d’enseignants s’est déroulé dans la «transparence» et que l’expérience professionnelle des enseignants contractuels a été prise en considération. La ministre a tenu à justifier, dans ce sens, que c’est «par le souci de veiller à la crédibilité de l’examen oral» que les notes de l’examen n’ont pas été affichées.

Samira Saïdj

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