Ouadhias – Il a saisi le ministre des Finances – Le maire se plaint du DAL et du CF

La commune des Ouadhias, sise à 35 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, a prévu, depuis 2014, l’achat de deux bennes-tasseuses et, d’ailleurs, un montant de 1,4 milliard de centimes y a été prélevé sur le budget communal. L’assemblée populaire communale a délibéré dans ce sens pour justement rendre optimale l’opération de ramassage des ordures ménagères à travers tout le territoire de la commune et pour aussi garantir la propreté de la région. Le dossier transmis au control financier (CF) pour le visa est, jusqu’au jour d’aujourd’hui, bloqué. Les complications administratives se sont manifestées. M. Akir Youcef, le P/APC, déplorera : «Nous sommes bloqués par le CF et le DAL depuis deux ans. L’achat des deux bennes-tasseuses n’a pas eu lieu pour des considérations de procédures administratives. Le dossier a été plusieurs fois rejeté par le CF. Le directeur de l’administration locale interpellé n’a pas fait mieux». Continuant dans sa lancée, la P/APC signalera : «Le CF des Ouadhias dit ne respecter que les décisions venant du ministère des Finances». Il est à signaler que le montant prévu par l’APC est carrément bloqué et il ne peut être, du moins pour le moment, utilisé pour l’acquisition des deux bennes et ne peut aussi être affecté à une autre opération. M. Akir que nous avons questionné sur la procédure à suivre pour enfin acheter ces deux bennes-tasseuses ou au moins pouvoir utiliser ce montant à d’autres fins a indiqué : «Nous demandons, d’une part, au DAL et au CF d’accorder leurs violons. Nous avons aussi saisi le ministre concerné par écrit, pour nous délivrer une décision exceptionnelle. Nous attendons sa réponse que nous souhaitons rapide et favorable car l’environnement à travers notre municipalité est en souffrance». À rappeler que pour l’instant, la collecte des ordures ménagères à travers la commune des Ouadhias ne se fait qu’à raison d’une rotation/jour au chef-lieu et une rotation/semaine pour les villages. L’environnement reste le parent le plus pauvre de la commune, d’autant plus que les projets d’ovoïde et de la STEP inscrits à l’indicatif de la commune sont gelés. Le talweg recevant toutes les eaux usées du chef-lieu communal continue d’empoisonner la vie aux riverains. Les odeurs nauséabondes, les animaux errants, les nuées d’insectes et toutes sortes de reptiles et de rats y trouvent leur paradis au grand dam des habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Hocine T.