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Renforcement de la signalisation routière

l De nos jours, même s’il y a des chauffards qui ne respectent pas le code de la route, il y a lieu de dire que la signalisation routière demeure un moyen pour dissuader les automobilistes et autres conducteurs de comettre certaines infractions dont les conséquences sont fâcheuses. Après les évènements douloureux du Printemps noir, tous les panneaux directionnels ou de signalisation routière avaient disparu. Leur remplacement s’est fait progressivement. A commencer par les plaques directionnelles : celles-ci ont été remises en place depuis des mois. Là-aussi, il faudrait dire que ces panneaux sont incomplets : où est tamazight ? “Les services chargés de cette signalisation ne savent pas encore que cette langue est nationale, tout comme l’arabe”, a remarqué un vieux militant de la cause berbère avec une pointe d’ironie dans ses propos. Dernièrement, nous avons constaté que c’est au tour des plaques de la signalisation routière. Sur les axes routiers qui mènent à Draâ El Mizan, RN 25, RN 30 et la RN 68, tous les dangers ont été signalés par des panneaux, tels que les virages dangereux ou encore les lieux où la chaussée est glissante. Faudra-t-il rappeler que l’absence de ces panneaux a été à l’origine de quelques accidents qui auraient pu être évités ? Cependant, c’est au centre-ville qu’il faut multiplier ce genre de signalisations.L’emplacement d’une plaque : “Sens interdit” au niveau de l’artère conduisant à la “station” de fourgon de Tafoughalt et de Maâmar, a été bien accueillie par les automobilistes. “Cela évitera beaucoup de désagréments aux automobilistes”, selon un propriétaire de fourgon. Certes, cette décision est louable, mais il faudrait penser aussi aux transporteurs (semi-remorques) qui livrent des matériaux de construction vers le lieu où sera réalisé le centre commercial. Des véhicules lourds de ce type ne pourront pas emprunter la voie autorisée. Cela provoquerait d’autres désagréments sur l’artère principale (dite route de Boghni). Il est attendu aussi des services concernés d’organiser au mieux les stationnements des fourgons. A ce niveau, c’est l’anarchie la plus totale, ont constaté des citoyens, “A quand le regroupement de ces fourgons sur une seule aire tout comme ceux de Boghni ?”, s’interrogent aussi bien les piétons que les usagers de ces moyens de transport.

Amar Ouramdane

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