L’association religieuse de la mosquée d’Imekhlef et le directeur de wilaya réagissent – «Il y a eu infraction administrative»

Réagissant à l’information diffusée et commentée sur les réseaux sociaux et relayée sur ces mêmes colonnes traitant de la prière de «l’Aïd perturbée» au village Imekhlef du côté de Tazrout, dans la commune d’Aghrib, l’association religieuse de ladite mosquée en construction précise que la décision d’accomplir la prière de l’Aïd dans la nouvelle mosquée a été celle des citoyens du village dans leur ensemble. «La prière de l’Aïd El fitr a été accomplie dans la nouvelle mosquée en construction (…). La décision a été prise à l’unanimité par les citoyens du village Imekhlef de Tazrout (…) et s’est déroulée sans interruption et dans de très bonnes conditions, comme ce fut le cas en 2014 et en 2015», a-t-on expliqué avant d’enchaîner : «Concernant les salafistes (…), ce ne sont que de simples citoyens des villages limitrophes qui sont venus de leur propre chef». Contacté par nos soins, Yahia Douri, le directeur de la wilaya de Tizi-Ouzou des affaires religieuses, tout en précisant qu’il n’y a eu «aucune plainte sur d’éventuels troubles», du moins enregistrée au niveau de sa direction, a concédé qu’il y a, par ailleurs, «effectivement eu une infraction qui a été commise par l’association religieuse et l’imam qui ont investi la mosquée en construction pour y accomplir leur prière sans aucune autorisation de la direction des affaires religieuses de wilaya. Et d’ajouter que «des mesures seront prises» pour éviter que de telles violations ne se reproduisent.

R. N.