Les fourragers mis en garde

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C’est avec un arrêté municipal qui vient d’être signé par le maire que les agriculteurs et les fourragers sont mis en garde contre tout feu qui se déclarerait tout près de leurs habitations. En effet, connue pour une région à vocation agricole, la vallée a produit encore cette année des milliers de bottes de foin. À vue d’œil, on voit des tas de bottes dans les champs récemment tondus. C’est pourquoi l’APC a songé d’interpeller les agriculteurs et les fourragers à respecter scrupuleusement les recommandations consignées dans cet arrêté. Ainsi, il leur est demandé de ne pas prévoir des entrepôts de fourrage à proximité des habitations aussi bien en zone urbaine que semi-urbaine, parce qu’ils ont été souvent à l’origine d’incendies ayant ravagé des centaines d’hectares. En deuxième lieu, il leur est recommandé de procéder au désherbage aux alentours de leurs habitations. Mais, souligne le même document, il faudra aussi veiller à leur incinération qui n’aura pas lieu entre le 1er juillet et le 31 octobre. « Souvent, croyant que le feu est éteint, l’agriculteur rentre chez lieu. Mais, au beau milieu de la journée ou même de la nuit, dès qu’une petite brise s’élève, le feu reprend et c’est la catastrophe. La vigilance de tout un chacun est de mise », nous confiera une source proche des services de l’APC. Dans le même arrêté il est écrit que la responsabilité du fourrager, à l’origine d’un quelconque sinistre, est engagée et il sera obligé de payer tous les dégâts occasionnés par son inattention ou sa négligence s’il ne venait pas à respecter le contenu de l’arrêté que devront appliquer à la lettre d’autres services, tels la sûreté urbaine, la Gendarmerie nationale, la Protection civile. En fait, tous les intervenants dans ce genre de catastrophe. Effectivement, combien de fois de tels sinistres auraient été évités, si leurs auteurs avaient pris conscience des dangers qu’ils auraient causé en ne suivant pas les recommandations dictées par les responsables concernés ? Par ailleurs, il faudra aussi dire que les services agricoles les avaient aussi sensibilisé peu avant le lancement de la campagne moissons-battages qui, d’ailleurs, bat encore son plein, en leur recommandant de débroussailler le long des chemins qui mènent à leurs champs, d’une part, et, d’autre part, de vérifier les machines utilisées aussi biens les moissonneuses-batteuses que les botteleuses. Car, eu égard à la vétusté de ce parc agricole, des départs de feu ont été enregistrés parfois même à cause des étincelles émises par leurs pots d’échappement. Si jusqu’à présent, aucun incendie aussi petit soit-il n’est pas encore enregistré dans la région, il est tout de même très important que chacun joue son rôle afin d’éviter toute catastrophe. C’est le souhait de tout un chacun : un été sans incendie.

Amar Ouramdane

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