Le son des sirènes des ambulances ne cesse d’augmenter dès lors qu’on se trouve à proximité du quartier menant à l’hôpital Khellil Amrane du chef-lieu.
Le fait que ces véhicules tardent à arriver est synonyme de blocages dans des embouteillages. À Béjaïa, même les ambulances trouvent des difficultés à se frayer un chemin malgré la priorité qui leur doit être accordée. La région touristique de Béjaïa et son chef-lieu de wilaya semblent dépassés dès l’arrivée des vacanciers en période estivale. C’est depuis quelques jours qu’ont commencé en réalité les vacances d’été et c’est le début, par conséquent, des interminables embouteillages. La ville de Béjaïa suffoque sous la circulation, dont le réseau est obsolète, et rendue, également, difficile par des chantiers ouverts ça et là. Au niveau du rond point d’Amriw, ce sont pratiquement tous les véhicules qui veulent emprunter la route menant vers Boulimat, ce qui crée un véritable bouchon. Il en est de même au quartier Séghir comme à Iheddaden et au carrefour des quatre chemins. Au niveau de ce dernier, c’est à une véritable fournaise que font face les automobilistes venant de la vallée de la Soummam et de l’Est du pays et ceux qui s’y rendent en quittant Béjaïa. À Tichy, l’éternel point noir de la circulation automobile est toujours là. C’est à dire que le stationnement anarchique au chef-lieu créera toujours cet entonnoir que redoutent les automobilistes. Des camions chargés et une multitude de bus interurbains grossissent les rangs des usagers et créent des chaines interminables à chaque carrefour et dans tous les chefs-lieux communaux qu’ils traversent. Pourtant, en ouvrant la saison estivale à partir de la plage de Tala Khaled d’Aokas, le wali avait déclaré que la circulation des poids lourds sera interdite sur les routes nationales n° 43 et 9, menant vers Jijel et Sétif, de 6 heures du matin à 20 heures. Pourtant, sur le tronçon Aokas-Béjaïa de la route nationale n° 9, il y avait, dans la matinée d’hier, beaucoup de véhicules lourds qui circulaient. L’arrêté du wali n’aurait-il pas été encore mis en application ? Il n’y a pas que cette décision qui semble être remise en cause. Alors que jusqu’aux derniers jours du mois de Ramadhan dernier, il n’y avait pas encore de baraques de fortune au niveau des plages qui auraient été interdites par le wali, diront les citoyens, cette semaine, elles ont poussé comme des champignons. Munis d’autorisations ou pas, ce qui est sûr, c’est que des jeunes et des moins jeunes ont investi les placettes proches de plages pour installer des baraques de fortune. On y vendra de la nourriture, des rafraichissants et des accessoires de plage. L’autre instruction controversée est celle relative au respect de la gratuité des plages, laquelle émane du ministère de l’Intérieur. Pourtant pour l’appliquer, il a été procédé à la désignation d’un agent communal en tant qu’administrateur pour chaque plage. Mais cela n’a pas empêché les jeunes de squatter des parcelles qu’ils aménagent en parkings alors que d’autres squattent carrément des plages pour y installer leurs parasols et chaises à louer aux baigneurs qui n’auront d’autre alternative pour s’installer avec leurs familles que de louer auprès de ces derniers une place au soleil. Rien n’a changé cette année. Tout continue à fonctionner de la même manière au niveau des stations balnéaires de la wilaya de Béjaïa. C’est l’anarchie !
A. Gana

