Le tissu forestier menacé !

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Le couvert végétal forestier dans la commune d’Ath Mansour, à 46 kms à l’Est de Bouira, se rétrécit comme une peau de chagrin. L’urbanisation galopante, les incendies, l’avancée des gisements miniers et la coupe du bois sont, entre autres, les causes principales de cette déforestation inquiétante. Si l’on scrute les chaînes montagneuses qui parcourent la commune d’Ath Mansour d’Est en Ouest, on remarquerait, indubitablement, une forêt dégarnie, et ce, sur une étendue de plusieurs hectares. Les flancs escarpés des montagnes, à l’instar de Chréa, Tichy et Adrar Seggane, sont de plus en plus dépourvus de couvert végétal, lequel était luxuriant il y a, seulement, quelques décennies de cela. Les lieux sont devenus désolants, et nous rappellent, à s’y méprendre, les régions steppiques des hauts plateaux, où il n’y subsiste que des buissons et des herbes sauvages à perte de vue. Le recul du tissu forestier, constitué de pins d’Alep, s’effectue de manière inquiétante dans cette commune. De plus en plus de clairières sont visibles de loin, ce qui n’augure rien de bon pour ces forêts, lesquelles adoucissent, comme il est connu, le climat en attirant la pluie et en protégeant l’écosystème. Et à juste titre, concernant l’écosystème, celui-ci se trouve menacé de déséquilibre, étant donné que les arbres forestiers (pin d’Alep dans ce cas-là) sont très importants pour la faune notamment. Les différentes espèces d’oiseaux et autres animaux y trouvent refuges et même pitance (les grains des cônes d’Alep). La disparition de cette belle forêt induira directement la disparition de toute la faune qui la peuple. Sur un autre registre, il est à souligner et à déplorer dans la foulée l’absence de campagnes de plantation d’arbres forestiers dans la commune. À chaque fois qu’une poche de pineraie disparaît dans cette forêt martyrisée, c’est le désert qui « frappe » à la porte.

Y. Samir

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