La commune de D’hous, à proximité du barrage de Tilesdit, au Nord d’El Esnam, a été abandonnée par les autorités locales à son triste sort. Les vingtaines d’habitations qui s’y trouvent ne sont toujours pas dotées d’électricité d’eau potable et d’une chaussée digne de ce nom. De facto, les habitants et les paysans vivant d’élevage et de culture ainsi que certains propriétaires de pépinières et de poulaillers sont contraints de remédier de leur propre chef et ce, en louant des camions citernes pour transporter une quantité d’eau considérable et compensatrice. L’APC effectue des distributions régulières d’eau via des camions citernes, mais cette aide est éphémère aux yeux des agriculteurs. Elle s’avère palliative, car la quantité d’eau est loin d’être suffisante. Par ailleurs, mardi dernier, des dizaines de personnes, les habitants de ladite localité et les propriétaires de poulaillers, se sont rendues auprès du siège de l’APC pour réclamer des solutions par rapport aux difficultés que vivent les uns et qui obligent d’autres à y mettre du leur, afin que leur investissement gagne du terrain. Ainsi, une initiative de créer des emplois se dessine, car les projets d’aviculture, d’oléiculture, voire même d’apiculture, sont très bénéfiques. Cependant, en ce qui concerne l’état de la chaussée, il est complètement délabré. De ce fait, tout conducteur se voit dans l’obligation de rouler à très faible allure pour éviter des cahotements qui peuvent être violents et provoquer une chute qui pourrait être fatale, vu l’absence d’une glissière de sécurité. Des pylônes électriques de fer se trouvent dans un état favorable à accueillir des transformateurs, ces derniers tant attendus depuis des années par les habitants qui veulent rénover leurs demeures. «Nous avons, à maintes reprises, interpellé les autorités municipales afin qu’ils nous sortent de ce calvaire insupportable et redonner vie à ces lieux qui attirent des investisseurs, lesquels renoncent par manque de moyens nécessaires, mais en vain», nous a confié Farès, un habitant de ladite localité. Il est à souligner que les officiels ont pu parachever la restauration d’une stèle, bâtie en la mémoire des martyrs, mais demeurent inertes quant à la rénovation de l’agglomération, selon une source locale.
Aziz C.
