Inauguration hier de la statue à son effigie – Mammeri veille sur sa colline !

La statue à l’effigie de Mouloud Mammeri a été inaugurée, hier, à Ath Yenni, en présence d’une foule nombreuse venue des quatre coins du pays.

Cette statue en bronze, d’une taille avoisinant la réalité mesure 1m80 et pèse 350 kg, est érigée en face de la tombe de Mouloud Mammeri, sise au cimetière de Baba Hamza au centre de Taourirt Mimoun. Dès le petit matin, une influence des grands jours se faisait remarquée aux alentours d’Ath Yenni, au point où des embouteillages commençaient déjà à se former au niveau des entrées de la localité. Les organisateurs ont tout fait pour accueillir les invités dans de bonnes conditions. Dès l’arrivée des visiteurs, des membres de l’équipe organisationnelle les orientent vers la Maison de jeunes pour les convier, ensuite, à prendre un gâteau ou un rafraîchissant. Une occasion qui a permis à des habitués des grands événements de se revoir et de partager quelques moments ensembles et de se remémorer les bons souvenirs. Il y avait beaucoup d’absents, mais du beau monde y était à l’image de Lounis Aït Menguellet qui a trouvé du mal à se frayer un petit chemin, tellement il a été sollicité de partout et par tous. Dans la foule, on pouvait également distinguer les Ali Laskri, Hocine Haroun, les Ahmed Zaïd, Hachi Slimane, Massa Bouchafa, et autres hommes politiques, de culture, artistes, personnalités et anonymes… Vers 10h 30mn, les organisateurs ont invité les présents à se diriger vers le centre de Taourirt Mimoun, lieu de la statue. Aussitôt dit, aussitôt fait. À l’arrivée de la foule au cimetière de Baba Hamza, une gerbe de fleurs a été déposée sur la tombe du défunt Mouloud Mammeri. Juste après et à quelques mètres seulement du cimetière, le cortège a continué sa marche vers le lieu de la statue pour son inauguration qui sera suivie par de courtes prises de paroles, notamment celle du maire d’Ath Yenni qui dira : «Le meilleur moment qui puisse exister dans la vie c’est quand les frères se rencontrent. C’est ce qui se produit actuellement. Ce moment n’est possible que grâce à Dda L’Mouloud. J’espère qu’on suivra le chemin tracé par ce grand monument de la culture amazighe». A son tour, l’artiste, et ex-président de l’APW de Tizi-Ouzou et actuel sénateur, Hocine Haroun, résumera en disant qu’ «une statue raconte une histoire». A noter qu’avant que tout le monde ne se disperse, vers 13h, les invités se sont trouvés autour d’un couscous à l’école du village d’Ath Larbâa.

Hocine Moula.