Dans une déclaration datée du 21 juillet 2016, la Coordination des travailleurs de l’éducation de la wilaya de Béjaïa (CTE), affiliée à l’UGTA, après avoir estimé que l’année scolaire 2015/2016 a été très difficile pour les travailleurs, met en évidence le fait que les difficultés vécues par les travailleurs avaient pour causes la non intégration des enseignants, la non régularisation de leurs situations administratives (les années de service, celles de la période de stage, des promotions et autres), la persistance de la suspension arbitraire des fonctionnaires, les retards du virement de la paie, de l’IAPP et des différents rappels, le non règlement des situations des ouvriers professionnels, des laborantins et des corps communs. Concernant les difficultés soulevées du côté des élèves, les syndicalistes mettent l’accent sur la surcharge des classes, les grosses réparations non effectuées et la présence de l’amiante dans 18 établissements. Lors de leur réunion du 21 juillet 2016, les membres du conseil de wilaya de la CTE prennent, cependant, acte de la disponibilité affichée des responsables de la tutelle lors de la réunion de négociations tenue le 19 juillet 2016, quant à l’ouverture d’un dialogue sérieux et fructueux pour la prise en charge des problèmes posés et leur règlement. Par ailleurs, les membres de la coordination des travailleurs de Béjaïa revendiquent le maintien du système de départ à la retraite actuel et dénoncent sa remise en cause annoncée par la dernière tripartite. S’inscrivant dans l’optique de la démocratisation des débats, la CTE de Béjaïa réclame sa participation à la réforme du système éducatif et notamment à la révision de l’examen du Baccalauréat, comme il souhaite également une atténuation des inégalités sociales entre les apprenants par le renforcement effectif des cantines scolaires, des transports, de la médecine et des jeux scolaires. En conclusion, les membres du conseil de wilaya de la CTE exigent la levée de la suspension du membre du bureau et de celle des autres fonctionnaires, le règlement des problèmes posés et cosignés sur différents procès-verbaux, l’ouverture d’un dialogue garantissant le règlement des situations en instance et le maintien des acquis des travailleurs. Faute de quoi, menacent-ils, ils recourront aux moyens que la loi leur confère pour faire aboutir leurs revendications.
B. Mouhoub
