A quand la réfection des principaux chemins ?

l Il n’est ni facile, ni aisé de rejoindre les hameaux situés sur les hauteurs de la localité d’Aït Yahia Moussa. En effet, en prenant le départ du chef-lieu de commune pour rejoindre n’importe quel hameau situé au nord ou au sud,on doit emprunter les mêmes chemins tortueux qui montent et dont la chaussée est dépouillée de sa mince couche d’asphalte. Ainsi, pour aller à Iaâllalen, en venant de Draâ Ben Khedda par la RN 25, il faut bifurquer sur la gauche à quelques deux cents mètres du pont de fer. Le calvaire commence alors, car il faut non seulement se préparer à gravir une côte qui n’en finit pas mais il faut rouler quasiment en première pour ne pas mettre à mal le malheureux véhicule, qui en verra de toutes les couleurs. Au demeurant, le revêtement de ce chemin qui mène à Tizra Aïssa, le village natal d’un des héros de la Révolution et signataires des accords d’Evian, en passant par Iallalen n’a pas été refait depuis plus d’une quinzaine d’années. « Aussi loin que je me souvienne, le chemin est resté le même en subissant chaque jour de nouvelles dégradations », nous confient ces jeunes lycéens scolarisés à Draâ El Mizan, rencontrés sur la RN 25 et qui attendaient un hypothèque fourgon ou un taxi clandestin pour rejoindre leur domicile. « Il est fort possible que notre attente dure plusieurs heures car les transporteurs répugnent à monter pendant la journée là-haut en préfèrent la navette entre Draâ Ben Khedda et Aït Yahia Moussa », nous déclare cet élève de 3ème AS au lycée « Ali- Mellah ». De l’autre côté, au centre du chef-lieu, près du centre de santé et du collège « Oudni », c’est le même constat auprès des groupes d’élèves ou de citoyens qui attendent au bord d’une chaussée défoncée. Le courroux des automobilistes est certainement à son comble car ceux que que nous avons interrogés, nous demandent de faire le constat par nous-mêmes vu l’état des chemins et pistes. « L’APC a bien utilisé les moyens de bord chaque fois en bouchant les trous avec du tuf mais il a été démontré que cela est peine perdue, surtout en temps de pluie » nous déclarent les citoyens d’Aït Rahmoune qui attendent que ce problème du revêtement des chemins principaux de leur commune soit pris en charge le plus vite possible.

Essaïd N’Aït Kaci