Aïn El Hammam La polyclinique enfin en cours d’équipement – Un projet qui date de… 1974

Selon les dernières nouvelles, la polyclinique d’Aïn El Hammam ne tarderait pas à ouvrir ses portes.

Ce qui ne peut que réjouir les citoyens qui attendent, depuis longtemps, une structure de santé importante pour les soulager. Cet interminable chantier qui a battu tous les records de longévité (plus de 40 ans) va enfin se terminer, si rien ne vient encore une fois contrecarrer le cours des choses. À ses débuts en …1974, la construction avait suscité beaucoup d’espoir au sein des habitants de la ville, d’Ait Sidi Said et les autres villages limitrophes qui voyaient en ce projet un véritable rapprochement des structures de santé des citoyens. Après toute une histoire mouvementée, la construction de la polyclinique avait été abandonnée à l’état de carcasse que les intempéries ont usée au point où il a fallu la démolir pour la reconstruire à nouveau. Cette fois-ci semble la bonne puisque les locaux, terminés, ont même été inaugurés par le wali lors de sa visite de travail dans la région au mois d’octobre dernier. Cependant, les choses ont encore traîné depuis, avant qu’un mouvement ne soit décelé au sein de la structure de santé toujours fermée. Selon Monsieur Saadi Ould Hamou, élu à l’APW de Tizi-Ouzou, l’équipement nécessaire au fonctionnement de la polyclinique commence à être acheminé sur place. Ce qui est de bon augure. Ainsi, un filet d’espoir renait au sein de la population riveraine, lasse de se déplacer sur plus de cinq kilomètres, jusqu’à l’unique hôpital de la région, même pour de menus soins. Djaffar, un quinquagénaire, nous raconte ses déboires lorsqu’il doit déplacer son père, âgé jusqu’à l’EPH : «Il faut d’abord attendre au village, l’arrivée d’un fourgon qui nous mènera jusqu’en ville, laissant derrière nous la polyclinique. De là il faut se déplacer à pied pour prendre une autre navette jusqu’à l’hôpital où il faut arriver de bonne heure pour s’inscrire sur la liste des malades venus consulter un spécialiste. Je vous fais grâce des péripéties du retour». C’est dire que les citoyens de Taourirt Amrane, d’Agouni N’Teslent et autres, ne veulent plus attendre plus longtemps. «Même si l’équipement arrive, rien ne dit que la polyclinique sera ouverte au public immédiatement après», nous disent certains citoyens. Car tous savent, en effet, par expérience, que «tant que le personnel (tout le personnel) n’y est pas affecté on ne criera pas victoire». Le feuilleton tire-t-il vraiment à sa fin ?

A. O. T.