Entre 3000 et 5000 cas d’intoxication alimentaire enregistrés chaque année – Faisons-nous attention à ce que nous mangeons ?

L’été est la saison où l’on enregistre le plus de cas d’intoxication alimentaire. En Algérie, entre 3 000 et 5 000 cas d’intoxication alimentaire sont enregistrés annuellement, dont 60% surviennent lors des fêtes de mariage et de rassemblements familiaux.

Un chiffre qui donne froid au dos, d’où la nécessité de redoubler d’efforts en termes de sensibilisation pour minimiser les dégâts. À Alger, 11 cas d’intoxication alimentaire ont été enregistrés par les services de la wilaya d’Alger durant le premier semestre 2016, a indiqué un rapport établi par la direction de la santé a indiqué samedi, un responsable à la direction du commerce. Malgré que ce chiffre soit infime par rapport au nombre de commerces existant dans la capitale, n’empêche que le phénomène a tendance à s’amplifier, notamment pendant la période des grandes chaleurs. Des mesures ont été prises pour établir des procès-verbaux et entreprendre des poursuites judiciaires contre les responsables de ces intoxications, a-t-il ajouté. Dans une déclaration à l’APS, le représentant de la direction du commerce a indiqué que les intoxications alimentaires sont enregistrées, notamment en été en raison d’une mauvaise conservation des viandes rouges et blanches. Le manque d’hygiène figure parmi les plus importants facteurs qui causent les intoxications alimentaires, ont indiqué les responsables. Les conditions d’hygiène qui règnent dans la grande majorité des établissements de restauration, publics ou privés, ne sont, en effet, pas très rassurantes. D’ailleurs, ils sont responsables de la majorité des cas d’intoxication enregistrés, soit 78%, sans oublier bien sûr les fêtes familiales, selon les bilans établis annuellement par la direction de la qualité et de la consommation au ministère du Commerce. L’une des raisons évoquées serait le non-respect des mesures de salubrité et d’hygiène, lors de la préparation, de la conservation, du stockage et de la manipulation des aliments. Les produits alimentaires incriminés seraient des denrées animales et générale (30 %), des pâtisseries (12 %), des pizzas, des œufs et des produits laitiers. La consommation des produits périssables exposés sur la voie publique, visant en particulier la restauration rapide, a aussi été évoquée. En dépit de l’existence de 13 inspections relevant de la direction du commerce au niveau de chaque circonscription administrative, le citoyen n’a pas encore la culture de dénoncer les infractions relatives au manque d’hygiène. Selon les dernières statistiques de la direction de la prévention socio-environnementale au ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, 1 166 cas d’intoxication alimentaire causant la mort de deux personnes ont été enregistrés au premier semestre 2016. Les principaux produits ‘’responsables’’ de ces intoxications alimentaires sont les pâtisseries, la viande hachée et les denrées alimentaires dont la chaîne de froid n’a pas été respectée. Il y a lieu de rappeler que le ministère de la Santé organise, chaque année en collaboration avec le ministère du Commerce et les collectivités locales, un programme de prévention pour la saison estivale et le mois sacré à travers notamment des campagnes de sensibilisation à travers les médias, l’organisation de séminaires nationaux et régionaux pour la sensibilisation de proximité outre le contrôle des marchés et des commerces.

L. O. CH