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Les communaux reviennent à la charge

Lassés d’attendre une oreille attentive à leurs doléances, les travailleurs communaux ont décidé de réinvestir le terrain de la protesta.

La fédération nationale du secteur des communes, affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), a opté pour une grève cyclique de trois jours, à partir de la mi-août. Une action de protestation qui sera appuyée par des marches et des rassemblements de protestation devant les sièges des wilayas. Il y a lieu de noter que la non satisfaction de leurs revendications restées en suspens à ce jour est à l’origine de la colère des travailleurs de la commune qui ne comptent en aucun cas faire marche arrière, et ce, jusqu’à ce qu’il y ait une suite favorable à leur requête. Aussi, les travailleurs de la commune ne comptent pas s’arrêter là. Ces protestataires comptent renouveler leur mouvement de protestation chaque mois, étant donné qu’aucun point de leur plateforme de revendications n’a été pris en charge à ce jour. La fédération en question déplore la situation dans laquelle se débattent quotidiennement les travailleurs communaux caractérisée par «la dégradation du pouvoir d’achat et la précarité de l’emploi». Aussi, cette organisation syndicale a dénoncé le fait que «le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales n’a pas daigné répondre à leurs revendications». Il convient de rappeler, par ailleurs, que cette catégorie de travailleurs lutte depuis des années pour exiger « l’application réelle de l’abrogation de l’article 87 bis du code du travail avec effet rétroactif depuis janvier 2008, l’attribution des indemnités et les primes, dont celle du guichet pour les agents de l’état civil, l’intégration définitive des contractuels notamment ceux qui activent dans le cadre des dispositifs du pré-emploi et du filet social et ils insistent sur le respect de l’exercice de l’activité syndicale, dont le droit à la grève ». Aussi, la fédération en question a, encore une fois, rejeté catégoriquement le projet du nouveau code du travail, soulignant que ce dernier n’est pas conforme avec les conventions de l’organisation internationale du travail.

L.O.CH

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