Bien que nous ne possédions pas de statistiques, la population de la région d’Aïn El Hammam semble avoir doublé à la faveur des vacances d’été.
Depuis la fin du mois de carême, la ville est envahie chaque jour par une foule compacte de nouveaux venus qui s’ajoutent aux résidents, déjà nombreux. Ce sont, pour la plupart, les émigrés ou les habitants des grandes villes qui reviennent se ressourcer auprès de leur famille laissée aux villages. Ce qui ne manque tout de même pas de se répercuter sur le mode de vie des Micheletois, obligés de changer leurs habitudes. Le marché de la ville connaît alors une grande affluence tandis que les étals de la grande rue sont pris d’assaut de bonne heure. Les bourses des pères de famille en prennent un coup avec les prix qui montent d’un jour à l’autre, boostés par les dépenses pour les fêtes de mariage. Ces dernières, organisées en grand nombre ces jours-ci, accaparent même les fourgons de transport qui abandonnent leurs voyageurs aux arrêts. Les rares fourgons qui continuent de desservir Tizi-Ouzou sont assaillis dès leur apparition au carrefour des horloges, la station de départ du centre-ville. Il en est de même pour les villageois devant se rendre en ville. Samedi dernier, un transporteur nous montre du doigt une famille qui attend de se rendre à Michelet ville, au niveau du lieu dit Ahechad à trois kilomètres de Michelet ville, leur destination. «Ils sont là depuis plus d’une heure. Ils seraient déjà arrivés s’ils étaient partis à pied», dira notre interlocuteur qui nous cite une fête de mariage qui a accaparé ce jour-là une dizaine de véhicules de transport, alors que lui-même s’apprête à faire de même. L’insuffisance de bus à destination de Tizi-Ouzou handicape les voyageurs contraints d’attendre plusieurs heures l’arrivée d’un hypothétique fourgon où ils ne peuvent prendre place qu’en jouant des coudes. Sans voiture, il est difficile, voire impossible, de voyager, durant ce mois d’août.
A. O. T.

