Béjaïa Rassemblement de folie avant-hier à Tichy – Plus de 3 500 participants au Holi Festival of Colors

Sous les couleurs de l’arc-en-ciel, des milliers de personnes, surtout des jeunes, se sont donné rendez-vous dans la journée d'avant-hier, à la station balnéaire de Tichy, sur la côte Est de Béjaïa, plus exactement sur la plage jouxtant le complexe touristique les Hammadites, pour accueillir la 2e édition du Holi Festival of Colors.

Plus de 3500 billets ont été vendus lors de cette deuxième édition, contrairement à la première, l’année passée, où ont été vendus que 2 000. En effet, ce nouveau festival commence à prendre plus d’ampleur et à attirer de plus en plus de participants. Venus de 25 wilayas, juste pour y assister, ils n’ont pas manqué d’exprimer leur joie et leur bonheur à accueillir cet évènement. «Je suis venu d’Alger juste pour y assister, car c’est une occasion de se défouler et de s’extérioriser», affirme un participant. La caractéristique principale et attrayante des festivités est le fait que les participants ont pour mission de se jeter des poudres colorées et chaque couleur renferme une signification bien spécifique. «Le bleu représente ainsi la mer, le vert c’est la nature, les montagnes et l’harmonie, le jaune et l’orange c’est notre Sahara, c’est-à-dire le sud-algérien. Nous avons essayé d’en faire une toile représentant la nature et le relief de notre pays, loin de toute autre interprétation reliant l’évènement au festival de couleurs indien qui marque le retour du printemps, ainsi que le triomphe du bien et du mal. Nous avons voulu par l’évènement donner aux jeunes une occasion pour s’extérioriser», nous déclare l’une des responsables du festival en réponse aux critiques suscitées lors de la 1ère édition de ce festival. Plusieurs associations et clubs sportifs ont pris part à l’évènement. Aussi des concerts de deep tech house, avec aux platines des jeunes talents comme Yane, Zack Freestyler, Nadia LDMN et Amel Zen ont allumé le feu sur scène. À noter que les points de vente ont enregistré 3 500 billets vendus à 2 000 dinars et même à 5 000 dinars sur le marché noir. Or, ceci n’a pas empêché les jeunes de s’en procurer. «On ne vit qu’une seule fois et l’évènement n’est célébré qu’une fois par ans, donc il faut en profiter», attestent ces jeunes.

Mechmeche Salima