Haïzer – Des postulants au logement social en grève de la faim

Plusieurs postulants au logement social ont entamé hier, une grève de la faim devant le siège de la daïra de Haizer, 10 km au Nord du chef-lieu de la wilaya Bouira, pour protester contre «leur exclusion de la liste des bénéficiaires de logements sociaux». Selon les informations recueillies sur place auprès des grévistes de la faim, sept (07) familles qui figuraient initialement sur la liste des 50 bénéficiaires de logements sociaux établie en janvier dernier ont été informées cette semaine du retrait de leurs noms de la liste. Une exclusion que ces familles trouvent à la fois injuste et incompréhensible. Pour elles, si leurs noms avaient été retenus en janvier dernier c’est qu’elles répondaient bel et bien aux critères d’éligibilité au logement social. «En janvier dernier et à l’occasion de la communication des noms des bénéficiaires, nous étions parmi les personnes retenues sur la liste. Cela suppose que nous remplissons les critères. », nous fait savoir un des grévistes, avant de s’interroger, «pourquoi alors avoir attendu plusieurs mois pour qu’ils viennent nous informer du retrait de nos noms de la liste ?». Selon notre interlocuteur, «s’il y avait un problème quelconque avec les dossiers, les postulants auraient dû être informés au moment opportun». Pour lui, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Sur un autre point, les grévistes nous font également savoir que le maire de Haizer n’a pas paraphé ni la première liste ni celle que la daïra s’apprête à rendre publique ces jours-ci. Un fait qui soulève encore des soupçons chez les postulants. À la question de savoir pour quelles raisons la commission des recours de la wilaya a exclu leurs noms cette fois-ci, nos interlocuteurs déclarent que certains arguments avancés évoquent par exemple des bénéficiaires dont les noms figurent déjà sur le fichier national du logement. Certains postulants seraient en possession de terrains et de biens. Il faut noter qu’au moment où nous mettons sous presse, les familles des grévistes étaient toujours sur les lieux et campaient toujours sur leurs positions.

D. M.