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Ath Mansour, Un arch qui revient de loin

Le arch N’aith Mansour a failli franchir le pas vers l’irréparable n’était-ce la réaction énergique d’une partie de sa population, laquells s’est mise en travers de la route de l’intégrisme religieux bien parti au début de la parution du terrorisme pour devenir un “zbarbar” bis et pour cause, le sinistre “Hadj Tayeb”, émir de la région est natif de ce arch. Dès sa libération des camps du sud (en 1994), ce sinistre sanguinaire a mené un travail de proximité, sans perdre de temps, en commençant par entraîner dans son sillage de nombreux jeunes. Usant de matraquage psychologique, d’endoctrinement et par la terreur pour les récalcitrants “Thaourirthe, village principal du arch Ath Mansour, a été le théâtre de plusieurs actes terroristes qui l’ont à maintes reprises endeuillé, lesquels ont été perpétrés par ce criminel et ses sbires. C’est le village qui a enregistré le plus de victimes à l’échelle de la daïra de M’chedallah. Devant les faits dévastateurs de cet émir, un premier groupe de résistants, composé en majorité d’anciens moudjahidines, s’est dressé devant cet individu. Ils lui ont carrément barré le chemin et ont rendu coup pour coup, à tel point que ce qui était bien parti pour être une zone libérée, comme il se targuait à l’époque en bombant le torse, est devenu par la détermination, le courage et le sacrifice de ces patriotes d’hier et “zone interdite” pour lui, aujourd’hui. C’est à proximité de ce village que le gros de ses troupes ont été neutralisées par ces patriotes bien épaulés par les forces combinées. Le territoire du arch Ath Mansour partage ses limites frontalières au Nord avec la commune M’cheddallah et Chorfa, à l’est on retrouve Tazmalt, Ath-Vouali, Béni Mansour et Ath Sidi Brahim, au sud Haraza, Fedhalla et enfin Thamalaht. La région d’Ath Mansour est peu fertile, son sol est des plus aride car composé de chite, d’ardoise et de pierre bleue. Taillée, cette dernière (pierre bleue) est la principale source de revenus en l’absence de l’agriculture rendue impossible par l’apparition du sel. L’autre créneau exploité par les Ath Mansour est l’élevage de caprins, animal rustique qui se contente de la maigre production composée de thym (Chih) de crin (Assenak) et d’alpha, à noter aussi que les figues de barbarie (Akermous) arrivent à survivre en ces terres infertiles, occupant d’importantes surfaces.

Omar S.

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