Le théâtre régional Kateb Yacine lance trois nouvelles pièces théâtrales. Il s’agit de «Boulemhaine» écrite par Adar Mohamed en collaboration avec Moulféra Aïssa, de«Ahitus (Thaqsit N’Uheddad N Lqalus), écrite par Nourdine Aït Slimane, et de «Blanche neige (Tucvith Bwedfel)», écrite par Ahmed Hamoumi et adaptée par Abderrahmane Houche (dit Salah). Ces trois pièces ont fait l’objet d’un point de presse animé dans la matinée de dimanche dernier au théâtre régional Kateb Yacine, par la directrice de la culture, Nabila Gouméziane, Farid Mahiout, directeur du théâtre régional de Tizi-Ouzou, les trois metteurs en scène des trois pièces, Omar Fetmouche et Mme Aït El Hadj. Au cours de son intervention, Omar Fetmouche, venu animer un stage de mise en scène, dira : «C’est un travail assez ardu et de longue haleine. Il faut mettre les jalons nécessaires». M. Houche Abderrahmane estimera pour sa part que «le projet est en pratique en tamazight, et que le théâtre en cette langue est en bonne voie». «Nous avons des légendes à l’état brut et le terroir est plein. Il suffit juste de se mettre au travail pour réaliser de belles choses», dira, quant à lui, Nourdine Aït Slimane avant que madame Aït El Hadj ne lui emboîte le pas : «Ces stages gratuits sont une grande chance à saisir. Les théâtres de Tizi-Ouzou et de Béjaïa font du bon travail». Et de continuer : «Ould Ali El Hadi a beaucoup fait pour ce secteur dans cette wilaya et les résultats sont palpables». La directrice de la culture est intervenue pour saluer les présents et n’a pas caché sa satisfaction : «Tout l’honneur est pour nous d’entendre ces louanges venir des hommes et des femmes de théâtre» Après la présentation de chacune des pièces par leur metteur en scène, les concernés ont répondu aux nombreuses questions posées par les journalistes. A la question relative au bilan de la première étape des différents stages, il a été souligné qu’il a été fait et le directeur de théâtre M. Farid Mahiout a précisé : «Nous procédons à un travail de consultation et d’évaluation. Nous renforçons les acquis tout en apportant du nouveau». Le souci de l’académisme et de la passion du théâtre a été relevé par les conférenciers qui regrettent, cependant, le manque de formation dans le théâtre. «Nous vivons une période de sécheresse dans la formation dans le théâtre à l’échelle nationale, mais Tizi Ouzou œuvre à relever le défi. », feront-ils remarquer. En ce qui concerne le théâtre pour enfants, il est à relever que le théâtre Kateb Yacine offre des facilités de programmation aux troupes qui le sollicitent. Il est vivement souhaitable que ces pièces en langue amazighe bénéficient d’une facilité dans la programmation au niveau des quatre coins du pays. Enfin, il est à rappeler que la pièce Boulemhayen, lancée, est en arabe populaire. Les deux autres sonten tamazight.
Arous Touil
