La Dépêche de Kabylie

À moins de deux semaines de la rentrée sociale – Les plages captivent toujours à Boumerdès

Les sites balnéaires de la wilaya de Boumerdès, situés sur un littoral de plus de quatre-vingts kms, sont envahis comme chaque été par des milliers d’estivants.

Le nombre de vacanciers ayant opté pour le plaisir du farniente a augmenté durant ce mois d’août qui tire à sa fin. On y profite naturellement, au maximum, avant la rentrée sociale.  »Nous séjournerons là jusqu’à l’avant-veille de la signature du procès verbal de la rentrée scolaire fixée cette fois-ci le 31 du mois courant », nous a confié hier, avec regret un couple d’enseignants venu de Blida, installé depuis plus de deux semaines au complexe d’Adim de Zemmouri El Bahri. Il résume, en fait, le fort engouement des vacanciers ayant l’impression que le temps de leur séjour en mer passe plus vite. Située à l’entrée de la forêt du Sahel, sur le rivage et de la plage de l’ex-Courbet, le complexe hôtelier susmentionné dispose, sur une surface de 2 500 m&sup2,; de plus d’une centaine de bungalows dotés de toutes les commodités, en plus d’autres tentes. Innovant, le propriétaire y avait aménagé il y a quelques années, une grande piscine. Baptisée au nom d’Ahmed Adim, frère du propriétaire assassiné par des terroristes, cette dernière qui est strictement surveillée par une équipe de maîtres-nageurs, fait la joie des résidents, notamment lorsque la mer est fortement agitée. Un peu plus loin, toujours au niveau de ladite forêt, d’autres campings, à l’instar de celui de Mourad Fares dénommé  »Bivouac du cavalier », affiche lui aussi complet.  »Notre séjour est agrémenté par des soirées musicales et l’occasion nous est offerte pour danser jusqu’à une heure tardive », témoigneront des jeunes venus avec leurs parents. Bien d’autres plages de Zemmouri El Bahri sont quotidiennement bondées d’estivants, dont la plupart viennent des communes environnantes par bus ou par train. Pour eux,  »rien de telle qu’une baignade dans l’eau propre de la crique dénommée Kab-Kab ou de la plage de Zira, jouxtant le petit port ». Les estivants, toujours en nombre impressionnant, choisissent les plages environnantes, non moins importantes, comme celles de l’ex-Rocher Noir, El Kerma, Cap Djinet, ou plus loin au fin fond de l’Est de la wilaya, à Dellys ou Afir. À la nuit tombante, des centaines d’entre eux reviennent dans leurs véhicules ou fourgons de transport en commun, provoquant un énorme embouteillage surtout entre Zemmouri et le chef-lieu de wilaya. Un problème que les autorités n’ont pas réglé tout comme l’interdiction de la location des espaces de plages et de parkings de voitures, en dépit des promesses réitérées lors de l’ouverture de la saison estivale.

Salim Haddou

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