La Dépêche de Kabylie

Ahnif Elle touche plusieurs villages de la commune – La pénurie de l'eau potable perdure

Les habitants de la région de Tamellaht, qui regroupe plusieurs villages, n'en finissent pas de broyer du noir avec la dégradation tous azimuts de leur cadre de vie.

Les carences dans presque tous les volets y sont flagrantes, au point de rendre la vie de tous les jours, de plus en plus, insupportable pour les quelque 8000 habitants vivant dans cette contrée enclavée et déshéritée. Un grand problème y subsiste et qui ne manque pas de provoquer des remous et une réaction violente de la part des citoyens de cette région confinée au sud de la commune d’Ahnif. Ce problème à trait à la pénurie de l’eau potable qui perdure depuis des mois entiers. Cette crise de l’eau potable frappe de plein fouet plusieurs villages. Ainsi, les villages de Tikesraï, Tamezyavt, Ighil Nath Rayou, Bouremal et Ighil Nath Ameur endurent le calvaire de la rareté de l’eau potable sur le réseau de l’AEP. « L’alimentation en eau potable dans notre région connaît d’énormes perturbations. Nous peinons vraiment à avoir de l’eau courante régulièrement sur les réseaux de l’AEP! », tempête un habitant d’Ighil Nath Ameur. Cette situation calamiteuse n’est pas sans conséquences directes sur la vie quotidienne des habitants de ces cinq (05) villages précités, lesquels sont obligés de s’alimenter par moyen de citernes tractables au prix de 1000 da le remplissage. Ces frais supplémentaires harassent ces citoyens impuissants, qui voient leurs salaires partir en fumée en consacrant des sommes colossales pour s’approvisionner en eau potable. Par ailleurs, il y a lieu de signaler dans ce contexte, pour le moins particulier, la persistance de cette pratique illégale et préjudiciable aux ménages de ces localités laquelle consiste en ces piquages illicites pratiqués sur la conduite principale qui alimente ces patelins, nous informe-t-on. Ce procédé machiavélique influe, bien évidemment, sur le débit de l’eau dans les canalisations, ce qui fait que les foyers reçoivent peu d’eau quand celle-ci est mise sur les réseaux.

Y. Samir

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