Ath Mansour – Le chemin vicinal N°12 délabré et dangereux

Le chemin vicinal n°12 est l’une des voies d’accès des plus fréquentées dans la région du fait de desservir d’abord la gare ferroviaire de Beni-Mansour, point de rencontre de deux voies ferrées l’une en provenance du port de Bejaïa, la seconde de celui de Annaba via Constantine. Cette route dessert également une station de lavage de sable, située à côté de l’une des plus importantes entreprises de l’Afrique, l’ex BATIMETAL, spécialisée dans la fabrication et le montage des charpentes métalliques. Cela donne une idée précise sur le trafic routier de cette route, d’autant plus que le flux de véhicules l’empruntant a carrément triplé depuis l’année passée avec le démarrage du projet de la pénétrante autoroutière Ahnif/ Bejaïa. Un projet qui est à l’origine d’un incessant va-et-vient de convois de poids lourds de l’entreprise chinoise qui ramènent de la terre étanche à partir du gisement d’Assif Assemadh dans la commune de M’Chedallah. D’un itinéraire de 2. 5 Km, cette route centenaire des plus stratégiques sur le volet économique relie cette gare ferroviaire de Beni-Mansour à la RN5 à la sortie est du chef-lieu de commune d’Ath Mansour. Elle a bénéficié d’une opération d’aménagement et de rénovation en deux tranches. La première phase étant le terrassement et l’aménagement des ouvrages, la seconde consiste en son revêtement en tri-couches, dénommé « grave béton » (GB) avec l’ancien matériau, le goudron classique. La réception provisoire de cette opération s’est effectuée à la fin du mois de juillet dernier, mais malheureusement ce revêtement à l’ancienne technique n’a pas tenu plus d’un mois avant que ce chemin ne revienne à son état primitif de piste complètement défoncée, cabossée et crevassée avec de larges cratères qui la jonchent de part en part. La couche du goudron a disparu sans laisser de traces, « grignotée » par ce défilé incessant de camions de 20 Tonnes lourdement chargés. Le terrain et la qualité du sol en ces lieux étant en terre meuble mélangée à du tuf fin est transformé en…. sables mouvants lors d’averses saisonnières ou en poussière fine par les roues des camions. Une épaisse couche de poussière s’élève dans toutes les directions pour envelopper quotidiennement les nombreux groupes d’habitations des deux côtés de la route faisant subir un calvaire aux citoyens.

Même le tissu végétal, tels les oliveraies et les vergers, n’est pas épargné par cette impressionnante couche de poussière blanchâtre qui enveloppe les lieux. Cette situation déplorable a fait réagir les riverains qui, à plusieurs reprises, ont procédé à la fermeture de cette route. Selon l’un de ces riverains rencontrés sur les lieux, il est grand temps que les pouvoirs publics agissent pour réhabiliter de manière correcte cette route : «Nous avons pris attache avec l’adjoint au maire afin qu’il prenne les dispositions nécessaires, mais il nous a clairement indiqué que cela dépassait les prérogatives de l’APC. Nous reviendrons à la charge cette semaine si rien n’est fait…», fulmine notre interlocuteur. Interrogé à ce sujet, un responsable locale de la STP dira que ces contraintes ne disparaîtront qu’après un revêtement en béton bitumineux de ce tronçon.

Oulaid Soualah