Le marché hebdomadaire de Bouizane, situé en périphérie de la ville d’Akbou, se trouve dans un état d’insalubrité indescriptible. Le chemin qui y mène est jonché de détritus de parts et d’autres. Comme nous l’avons constaté dernièrement in situ, les détritus ont envahi, depuis pas mal de temps déjà cet espace de transactions commerciales. Ce marché hebdomadaire se tient les lundis pour le détail et les vendredis pour les véhicules. Il connaît, à chaque fois, un « fourmillement » important, et ce, de par son importance dans la région de la vallée de la Soummam. En l’espace d’une journée, ce marché se transforme, à s’y méprendre, en une « ruche », où les marchands et les clients y viennent de toutes parts. Malheureusement, la dégradation alarmante des alentours fait craindre le pire, car dans cet espace se vend des denrées alimentaires comme les fruits, les légumes, les viandes (rouge et blanche) les œufs,… et le tout à proximité de monticules d’ordures. Inutile d’évoquer les odeurs pestilentielles qui se dégagent des lieux et l’agression de la vue par ces amoncellements d’ordures! Aux alentours du marché de gros des fruits et légumes, c’est le même décor chaotique qui y prévaut. Des tas d’ordures, incinérées pour quelques-unes, enlaidissent les lieux, car les restes des produits agricoles (fruits, légumes,… ) ne sont pas enlevés à la fin de la tenue du marché en conséquence, ils enflent sans arrêt! Pour leur part, les locaux commerciaux sis au même endroit se trouvent, également, dans un état lamentable! En effet, ces 150 locaux à usage professionnel et artisanal ne sont pas encore occupés bien qu’ils soient répartis depuis belle lurette sur les bénéficiaires. Les causes de cette défection de la part des propriétaires est à chercher dans le fait que ces locaux ne sont pas encore raccordés aux différents réseaux d’électricité de l’assainissement et de l’AEP, d’où l’impossibilité pour eux, de les exploiter. Hormis une dizaine, tout au plus, de locaux qui sont exploités cahin-caha par des gargotiers et autres ferronniers, le reste demeure désespérément vide. Et puis, ces lieux ne sont plus faits pour abriter une quelconque activité commerciale, étant donné que lesdits locaux ont été vandalisés avec des rideaux arrachés et dégradés. Des fatras de bouteilles et de canettes de bières jonchent les lieux, qui sont transformés en lieux de beuverie et de débauche.
Syphax Y.
