La maladie de Newcastle est passée par là. Les ravages induits par l’apparition des foyers de Newcastle sur le cheptel avicole dans les localités situées à l’Ouest de la wilaya de Bouira, en particulier les communes de Maâla et Guerrouma, n’ont pas été sans conséquences sur toute la chaîne de production de la filière avicole. En effet, comme nous le savons, cette maladie virale et contagieuse de Newcastle a décimé des centaines de poulets de chair ces derniers jours, ce qui s’est répercuté négativement sur la production de cette denrée de large consommation. Les quantités de poulets mises sur le marché local ont chuté vertig neusement, ce qui a provoqué dans la foulée, une pénurie palpable couplée d’une hausse incroyable des prix. Comme c’est le cas d’ailleurs dans la ville de M’chedallah, pour la simple illustration, où les prix du poulet vidé et étiqueté sont montés en flèche pour être cédé à 420 da le kg chez les bouchers et autres commerces de volailles. Ces tarifs exorbitants, au demeurant ont fait fuir les ménages qui se permettaient, il y a quelques semaines seulement de cela, du poulet à un prix abordable. Mais aujourd’hui que la donne a changé la plupart des consommateurs se voient contraints de se passer de ce produit qui coûte les yeux de la tête. Même les bouchers ne s’approvisionnent pas en grandes quantités de peur que les poulets ne soient pas vendus, sachant que la durée de conservation du poulet, mis même en frigo, est de 4 jours seulement. Dépassé ce délai, cette denrée devient impropre à la consommation. Dans le même sillage, les œufs ont connu, eux aussi, la même hausse des prix en caracolant à 380 da le plateau. Un œuf est actuellement cédé à 15 da l’unité. Là encore, les ménages ne se bousculent pas aux portillons des commerces de l’alimentation générale pour l’achat d’œufs.
Y. Samir

