«On est sur les jantes»

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Seddouk Volley-ball vient d’élire Monsieur Benméziane Djoudi comme nouveau président pour un mandat olympique de quatre ans, lors d’une assemblée générale tenue samedi et ce, en présence d’un représentant de la direction de la jeunesse et des sports qui a validé le scrutin. Le nouveau président a constitué un bureau de neuf membres qui vont l’aider dans sa tâche. Nous avons contacté monsieur Benmeziane qui nous a donné beaucoup plus de précisions, notamment sur les performances du club et les moyens dérisoires dont ils disposent malgré son statut de club de l’élite, bardé de distinctions. «Je suis élu pour un mandat olympique qui va durer jusqu’en 2020. Je viens de constituer mon bureau composé de neuf membres. Nous avons d’ores et déjà entamé le travail. Je dois préciser que notre club évolue en super division dans la poule excellence en national1. S’il est situé en grande ville comme Alger, il aurait eu tous les moyens nécessaires pour évoluer dans de bonnes conditions, car c’est une école de volleyball qui produit des athlètes de talent. Comme il se trouve à Seddouk, personne ne nous prête assistance ou du moins une attention. Nous nous entraînons dans la voute en tôle avec des températures chaudes en été et froide en hiver. Pire encore, nous recevons à El-Kseur, une ville distante de la nôtre de 50 kms pour des rencontres supposées se jouer à domicile. Donc, nous jouons toutes les rencontres en déplacement. Mais avec le courage de nos jeunettes qui jouent décomplexées, nous tirons notre épingle du jeu en terminant toujours le championnat en bonne position et ce grâce aussi à la stabilité du staff technique avec un coach qui a 16 ans dans le club», a déclaré notre interlocuteur. Et il a ajouté en substance. «Nous voulons avoir une infrastructure digne de ce nom. En fait, nous avons adressé à la direction de la jeunesse et des sports et au ministère de tutelle tout un dossier comprenant même une attestation de disponibilité d’un terrain pour son implantation et on attend la réponse de ces organismes. Des fois, on loue des bus privés pour le transport de l’équipe, alors que nous manquons de moyens financiers. Comme nous n’avons pas de sponsors, nous roulons sur les jantes», a ajouté le président.

L. Beddar

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