Ighil Ali Les infrastructures scolaires sont rares – Un seul lycée et deux CEM pour… 14 villages

Hormis ceux de l'enseignement primaire, tous les établissements scolaires des 2e et 3e paliers sont concentrés au chef-lieu communal d'Ighil Ali, situé à 93 kms au Sud-ouest de Béjaïa.

En effet, le village d’Ighil Ali, appelé aussi la capitale des Ath Abbas, possède, à lui seul, deux collèges et un seul lycée. Ces établissements deviennent, dès la rentrée scolaire, le point de chute de plusieurs centaines d’élèves venus des 13 villages que compte la municipalité en sus du chef-lieu évidemment. Ce qui crée une pression terrible sur ces structures, qui n’arrivent plus à contenir, chaque année, le nombre d’élèves qui va crescendo. Le sureffectif d’élèves est observé dans ces établissements, où les classes se trouvent en surcharge, ce qui rend la scolarité des apprenants difficile. L’unique lycée que compte la commune d’Ighil Ali est situé au quartier périphérique d’Ath Sassi. Cet établissement a été construit il y a plus de 30 ans, et présente des signes de délabrement et de vétusté. Depuis des décennies, seul un CEM Base 5 a été réalisé à Ighil Ali, au chef-lieu, et ce, dans l’optique de « désengorger » l’ancien collège Ben Badis, lequel et malgré cela se trouve en proie au « surpeuplement »! La concentration de ces établissements scolaires au niveau du chef-lieu communal n’est pas aussi sans conséquences fâcheuses sur les élèves qui habitent loin. Des centaines de collégiens et de lycéens sont obligés de parcourir plusieurs kilomètres par jour pour rejoindre les bancs de l’école. Le ramassage scolaire accuse un énorme déficit en bus. Le taux de déperdition scolaire parmi les élèves habitant les villages lointains, comme Tazla, Tiniri, Tabouaânant, El Kelaâ et autres est effarant, car beaucoup d’élèves quittent prématurément les bancs de l’école à cause justement du manque de transport, de l’éloignement et des conditions de vie déplorables! Cette situation n’est pas sans créer un sentiment de frustration et une colère à peine contenue par les habitants des villages enclavés, lesquels demandent à ce que de nouveaux établissements scolaires soient construits à équidistance entre plusieurs villages, et ce, afin d’éviter le calvaire du transport et de l’éloignement. Un exemple édifiant a trait à ce souhait le plus cher des élèves et de leurs parents qui consiste en la réalisation d’un CEM au village Belayel, deuxième grande localité en nombre d’habitants qui avoisine les 1 500. Ce village est plus proche des autres localités, à savoir Tiniri, Ath Serradj et Zina. Un collège édifié à Belayel épargnerait aux élèves de ces quatre villages le calvaire du manque de transport scolaire et l’éloignement des deux CEM basés à Ighil Ali!

Syphax Y.