Seddouk Oufella Gaz naturel et fibre optique – Deux projets à la traîne !

Les habitants du village Seddouk Oufella, dans le douar d’Amdoun n’Seddouk, sont exaspérés par le retard qu’accusent deux projets d’une grande utilité publique, à savoir le gaz naturel et la fibre optique. «Les habitants de notre village sont exaspérés par le retard assez long dans la réalisation des travaux du projet du gaz naturel. Ce qui est encore plus frappant, c’est le fait de voir que les travaux y afférents ont été achevés dans les trois autres villages composant le douar d’Amdoun n’seddouk (Seddouk Ouadda, Ighil n’Djiber et Tibouamouchine). Pourtant, l’entreprise a démarré les travaux dans notre village le mois de juillet 2015 mais après quelques jours de travail, elle a plié bagages et n’est plus revenue. Pour notre part en tant que notables, nous avons frappé à toutes les portes, notamment celles de l’APC. On a fait part de ce problème au wali de Béjaïa à deux reprises lors de ses visites à Seddouk Oufella. On a été même reçus dans son bureau il y a deux mois au sujet de ce problème et il nous a répondus qu’il prendrait en charge nos préoccupations. Ce que l’on demande, si l’entreprise bénéficiaire de ce projet n’a pas les moyens de le réaliser, il faudrait qu’elle soit remplacée par une autre», dira Belhaddad Lounis, président du comité dudit village. Si l’on s’en tient à cela, notre interlocuteur a soulevé aussi le problème de la téléphonie fixe, un projet dont ont bénéficié certains villages du douar d’Amdoun n’Seddouk. «Pour ce qui est de la téléphonie fixe, certains villages alentours sont déjà alimentés en fibre optique.

On est allés, au mois de mai passé voir le directeur de l’Actel de Béjaïa qui nous a promis d’entamer les travaux dans les meilleurs délais possibles, mais malheureusement, rien n’a été fait à ce jour», a ajouté ce notable qui a précisé que ces retards injustifiés qu’accusent deux projets importants soulèvent le courroux des habitants de leur village. «Seddouk Oufella est le village qui reçoit à longueur d’année des délégations de Khouans, d’officiels tels que le wali et les ministres, d’étrangers et de citoyens, ses habitants sont civilisés et à ce jour, ils n’ont pas procédé à une fermeture de route ou de siège d’une institution quelconque. Pour cela, nous espérons que les pouvoirs publics vont comprendre notre sagesse car la patience a des limites. Ne dit-on pas que l’espoir fait vivre, mais de longues attentes font mourir ?», a conclu Monsieur Belhaddad.

L. Beddar