La Dépêche de Kabylie

Aït R'zine – Les trottoirs squattés par des marchands

À Guendouz, chef-lieu communal d’Aït R’zine, il n’est pas vraiment loisible de circuler à l’aise en voiture ou à pied. Et pour cause, la rue principale est trop exigüe, ce qui se répercute négativement sur la circulation piétonnière et automobile! Traversé par la RN106, qui communique entre les wilayas de Béjaïa et Bordj Bou Arréridj, le chef-lieu d’Aït R’zine connaît un fourmillement incessant, surtout à la place appelée localement Chréa, où il y a cet arrêt de fourgons qui grouille de monde. Néanmoins, à cette situation peu reluisante vient se greffer un autre fléau caractéristique d’ailleurs de toutes les régions du pays, et qui a trait au squat des trottoirs par les marchands ambulants et les commerçants. Pour le cas de Guendouz, la situation se corse vraiment, du moment que les trottoirs qui longent la rue principale sont déjà étroits, et les squatter ne fait que rajouter une couche à une situation déjà délétère. Effectivement, ces bandes réservées, en principe, aux seuls piétons sont occupées indûment et à longueur de journée par des marchands ambulants des fruits et légumes qui étalent leurs marchandises sur les trottoirs en obstruant carrément le passage aux piétons. Pire encore, quelques-uns de ces vendeurs stationnent n’importe où et n’importe comment leurs camionnettes bourrées de légumes (oignons, pommes de terre, poivrons,… ) en rétrécissant la chaussée, ce qui crée le plus souvent des embouteillages. Les commerçants ne sont pas en reste puisqu’ils squattent à leur tour les trottoirs en y exposant leurs marchandises, généralement des mannequins pour habillement, des pièces de quincaillerie, des fardeaux d’eau minérale et de jus, des ameublements, etc. Et comme pour boucler la boucle, les cafetiers de la localité sortent les tables et les chaises pour les installer sur les trottoirs, à cause de la chaleur qui sévit à l’intérieur des cafés. Tout cela apporte un préjudice à la circulation piétonnière et automobile, laquelle se trouve complètement perturbée. Toutefois, dans tout cela, ce sont les passants qui en pâtissent le plus, car ils se voient toujours obligés de se rabattre sur la chaussée au péril de leur vie. Ils risquent de se faire faucher par les véhicules qui passent par dizaines. Le souci va surtout vers les enfants et les personnes âgées qui sont assez vulnérables dans ces cas-là !

Syphax Y.

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