Comme il fallait s’y attendre, la menace des parents de retenir leurs enfants chez eux à la rentrée scolaire vient d’être mise à exécution. Ainsi, les élèves de l’école primaire Allouche Amer de Tazrouts, dans la commune d’Ath Bouyoucef, à soixante kilomètres au Sud-est de Tizi-Ouzou, n’ont pas rejoint les bancs de l’école, avant-hier dimanche, premier jour de la reprise. Monsieur Achour Ben Hadji, président de l’APE, qui nous a joints, nous a remis une liste de revendications adressée à l’ADE et aux autorités concernées, dans laquelle il demande de meilleures conditions de scolarisation des enfants. Malgré de nombreux courriers adressés aux autorités compétentes, l’école de Tazrouts continue de se débattre dans des problèmes que ni la direction de l’éducation ni l’APC ne semblent en mesure de résoudre. L’établissement ne compte que «quatre cabinets d’aisance seulement pour 180 élèves», selon notre interlocuteur, qui tient à signaler de nombreux cas d’infections urinaires dont se plaignent les élèves, dus au manque d’hygiène des toilettes. Le P/APC d’Ath Bouyoucef, informé de la question, «nous a confirmé avoir saisi la direction de l’éducation pour la construction d’un bloc sanitaire, mais sans résultat par manque de budget», ajoutera notre interlocuteur. Les enfants attendront, donc, un budget qui ne viendra peut-être jamais. Quant à la toiture de l’école, détériorée par les chutes répétées de grêle durant l’hiver dernier, elle attend toujours sa prise en charge par l’APC qui a cru bon d’enlever le goudron d’étanchéité qui recouvrait les tuiles pour le remplacer. Pour l’heure, «rien n’a été fait pour empêcher les infiltrations d’eau de pluie qui noient les classes à la moindre averse», déplore-t-il. Par ailleurs, en guise de cantine, les élèves de Tazrouts se restaurent dans une salle de classe aménagée en restaurant scolaire sans les commodités inhérentes à ce genre de structures. Parmi tant d’autres lacunes ayant motivé ce mouvement, telle la clôture de l’établissement, en dur, l’association des parents d’élèves soulève, également, le problème d’un autre établissement, l’école principale du village en l’occurrence, dénommée Chahid Ben Sidi Ahmed, qui se trouve dans un état lamentable. Endommagé par les intempéries de 2012, cet établissement du primaire qui a été doté d’un budget de démolition et de reconstruction, ne voit pas encore le début des travaux, au grand dam des villageois des deux agglomérations protestataires, Tabouhsen et Tazrouts. La multitude de problèmes dans lesquels se débattent les écoliers des deux villages, a conduit les parents à décider «que la rentrée scolaire n’aura pas lieu avant la satisfaction de leurs revendications», conclut la correspondance.
A. O. T.
