Tivexsisine N’Bgayet Ou le monde fabuleux de l’enfant

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Encouragé sans doute par l’engouement que la traduction qu’il a réalisée en kabyle de la célébrissime pièce de William Shakespeare “Roméo et Juliette” a suscité auprès du large public, le dramaturge Fatsah Hedjal récidive en commettant adaptation pour les planches un célèbre contre local pour enfants : “le figuier magique” ou “Tivexsisine n’ Begyhit”.Cette pièce dont la générale s’est jouée le 3 février devant un nombreux public, si, a l’origine, elle était destinée aux petits surtout, elle a en fait recueilli les faveurs de tout le monde, y compris les parents et les grands parents qui ont emmené leur progéniture au spectacle.Tirée du patrimoine culturel local, l’histoire de Begyhit, que jadis les grand-mères racontaient aux petits qui entouraient le kanoun, est celle d’un enfant candide mais heureux propriétaire d’un figuier dont les fruits mûrissent en une nuit, que trois ogresses, El Ghoula, sa sœur et sa fille Loundja, la faible d’esprit et non la belle princesse, veulent dévorer pour sa chaire tendre. Heureusement que notre héros du fait même de sa naïveté arrive toujours à déjouer les pièges que lui tendent El Ghoula et sa sœur. Mais “à naïf, naïf et demi”. C’est Loundja, de par son idiotie précisément qui arrive à mettre Begyhit dans son sac.Alors que des musiques appropriés donnent l’ambiance convenable à la pièce, l’apparition ponctuelle du mythique Amghar Azemni qui narre de sa voix caverneuse les épisodes de la pièces, place celle-ci hors de l’espace temporel habituel.Mais Fatsah Hedjal et sa troupe “les arlequins”, tivexisine n’Begyhit n’est qu’un prétexte et surtout un pour réaliser et mettre en valeur le parler de Béjaïa et de sa région. Car Bougie qui a été citée en 34 avant JC., et capitale qui a rayonné à travers le monde use d’un kabyle non seulement très agréable à l’ouie, mais surtout enrichi par ses nombreux contacts avec des pays du pourtour de la Méditerranée.

B. Mouhoub

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