Pagaille au centre de santé

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Si le ministre de la Santé et de la Population insiste dans chacune de ses sorties sur la nécessité de renforcer la santé de proximité en appelant les responsables des polycliniques et des unités de soins à élargir leur champ d'action, rien n'a encore été concrétisé sur le terrain.

D’ailleurs, constate-t-on, ces structures de santé n’assurent pas les gardes de nuit dans de nombreuses localités de la wilaya, et les salles de soins implantées dans les villages ne fonctionnent qu’au ralenti. L’exemple nous vient de Draâ Sachem où le comité de ce village s’est manifesté dernièrement auprès du directeur de l’EPSP de Boghni pour justement discuter de leur salle de soins qui a fermé ses portes durant deux mois.  » Ce n’est pas la première fois que nous saisissons cet organisme. Tout d’abord, nous avons adressé un rapport détaillé à l’ancien directeur. Et durant la semaine dernière, nous avons aussi déposé un autre rapport sur le bureau du nouveau directeur », nous confiera le président du comité de village. Et de nous relater les faits:  » L’infirmière a pris son congé et deux mois après, elle n’a pas encore repris. En plus de cela, elle s’absente fréquemment. Les habitants du village ne cessent de dénoncer ces absences répétées. Nous voulons que le responsable de la santé au niveau de la wilaya trouve une solution à ce problème devenu récurrent ». Notre interlocuteur nous dira que les patients doivent se déplacer vers Draâ El-Mizan pour une simple injection ou encore un pansement.  » Notre localité est à vocation agricole. Il y a des blessés dans les champs et ils ont besoin des soins d’urgence. Vraiment, cette situation les pénalise au plus haut point », regrettera notre interlocuteur. Celui-ci nous apprendra que les habitants sont en ébullition permanente.  » N’était-ce la sagesse des membres de notre bureau, les habitants auraient réagi autrement. D’ailleurs, ils nous ont exigé de solutionner ce cas sinon ils passeront à l’action. Ils envisagent même de fermer cette unité de soins au cas où les choses ne seraient pas comme avant. C’est-à-dire, ils exigent la présence permanente de l’infirmière », conclura le président du comité. En tout cas, dans la daïra de Draâ El-Mizan, la couverture sanitaire est encore insuffisante quand on sait que même le projet de réalisation d’une nouvelle polyclinique en ville est à l’arrêt depuis une année pour des raisons qu’on ignore alors que les ex centres de soins érigés en polycliniques souffrent de plusieurs manques.

Amar Ouramdane

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