Le projet d’aménagement urbain du chef-lieu de la commune de Saharidj, au nord de la wilaya de Bouira, a fait couler beaucoup d'encre et de salive et n’en finit pas de faire parler de lui.
En effet, après un considérable retard de plusieurs années pour le lancement de ces travaux, voilà que la partie sur laquelle les travaux ont été menés à terme depuis quelques mois commence à afficher des détériorations pour le moins surprenantes. Des travaux qui, pour rappel, n’ont été lancés qu’après que les citoyens ont fait pression sur les responsables concernés à base de pétitions et d’actions de rue. Pour rappel, à l’époque, un affaissement d’un tronçon d’environ 20 m du bitume au niveau du boulevard central a été constaté. Cet affaissement avait alors bénéficié d’une opération spéciale dite de modernisation au niveau de la cité des 100 logements, à proximité du siège de la brigade de gendarmerie. Un cas qui avait été rapporté dans ces mêmes colonnes en son temps. Depuis une semaine, voici qu’un autre affaissement s’est produit sur le chemin communal reliant Saharidj à Aghbalou via Iwakuren en plein milieu de la cité Ighil Hamad. Cet éboulement a entraîné l’affaissement d’un regard du réseau principal de collecte des eaux usées de deux cités, en l’occurrence celle d’Ighil Hamad ainsi que celle de la cité Ighil Ou Zekour. Cela a ainsi provoqué un éclatement de la conduite d’assainissement et un refoulement du liquide nauséabond qui inonde un long tronçon de ce chemin et une partie de la cité Ath Cheik. Une avarie survenue depuis dix jours selon les riverains, affirmant à l’unisson qu’ils ont informé à plusieurs reprises les services d’hygiène de la mairie au même titre que des membres de l’exécutif communal et des responsables administratifs de la même municipalité. Intervention vaine et à ce jour rien n’a été entrepris pour mettre un terme à ces avaries d’où remontent des odeurs nauséabondes qui empestent l’atmosphère à des dizaines de mètres à la ronde particulièrement. Les résidents de la cité évolutive, qui reçoivent de plein fouet ces puanteurs à la limite du supportable, se disent écœurés par cette situation. D’ailleurs ces citoyens dénoncent ce laisser-aller et sollicitent les autorités afin d’intervenir rapidement pour faire le nécessaire pour mettre fin à leur calvaire et les multiples menaces de MTH qui pourraient survenir suite au déversement de ces rigoles des eaux usées en plein air. Les citoyens s’en remettent aux services de l’Office National de l’Assainissement (ONA) dont une unité est implantée à la nouvelle ville de M’chedallah, pour déboucher ce réseau principal, cela en attendant sa réparation pour parer au plus urgent et mettre fin à ces pestilentiels écoulements et débordements qui empoisonnent la vie des riverains.
Oulaid Soualah

